Gestion durable des terres: L’Afrique mise sur l’initiative « 3 S »

Dans le but de stabiliser les zones à risque, en créant de nouveaux emplois pour les plus vulnérables à travers l’investissement à grande échelle dans la réhabilitation et la gestion durable des terres, l’Afrique mise sur l’initiative « 3 S ». Qui n’est rien d’autre que la soutenabilité, la stabilité et la sécurité.

Photo: Délégation du Sénégal au Cop 13 en Chine

L’initiative « 3 S » (soutenabilité, stabilité et sécurité) en Afrique a été lancée et endossée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement au Sommet Africain Pour l’Action tenu le 16 novembre 2016 à  Marrakech. Elle vise à stabiliser les zones à risque, tout en créant de nouveaux emplois pour les plus vulnérables à travers l’investissement à grande échelle dans la réhabilitation et la gestion durable des terres. Depuis son lancement, l’initiative « 3 S » a été soutenue par les leaders du G7 (Taormina, 27 mai 2017) et du G20 (Partenariat G20-Afrique, Berlin, 13-14 juin 2017). Son appropriation par les pays africains s’est vue également renforcée. Cette politique adoptée par les pays africains pour leur développement socio économique, a fait l’objet de plusieurs débats en Chine (Mongolie) où se tient la 13ème Conférence des parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (Cop 13). Elle a pour objectif de créer au moins 2 millions d’emplois verts au profit des groupes vulnérables, particulièrement les jeunes, les migrants, les déplacés et les populations cibles des groupes  extrémistes , grâce à l’investissement dans la restauration et la gestion durable de 10 millions d’hectares de terres dégradées à l’horizon 2025, tout en renforçant l’accès à la terre et la garantie des droits y afférents en assurant une meilleure stabilité des populations, surtout dans les zones de fragilité et en améliorant les systèmes d’alerte précoce pour prédire les effets de la sècheresse et des autres événements climatiques extrêmes et catastrophes naturelles. D’après des experts, dans les 15 prochaines années, environ 200 millions de jeunes africains vivront dans les zones rurales sur les 375 millions qui entreront sur le marché du travail. Ces prévisions sont alarmantes sachant que, depuis 1950, 65% des terres agricoles en naturelles tels que l’agriculture, les mines, les forêts restent les plus importants générateurs d’emplois. Ensemble, ils fournissent 80% des emplois pour l’insertion professionnelle des groupes vulnérables, la cohésion sociale et la stabilité demeurent menacées dans les Etats africains et plus particulièrement dans les pays fragiles et en conflit. Si la forte dépendance du continent africain vis-à-vis de ses ressources naturelles n’est pas bien prise en charge, elle risque d’amplifier la vulnérabilité de millions de personnes face aux menaces et risques majeurs interdépendants d’instabilité et d’insécurité à savoir la concurrence et les conflits concernant l’accès aux ressources naturelles productives, l’Instabilité causée par le manque d’emplois et d’opportunités génératrices de revenus pour les jeunes ruraux et l’Insécurité et le risque de radicalisation provoqués par le désenchantement social et économique.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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