Gestion des fréquences radioélectriques: L’Afrique se prépare au rendez-vous de 2019

La capitale sénégalaise, Dakar, abrite depuis hier et jusqu’au 15 du mois courant la deuxième réunion préparatoire de l’Union africaine des télécommunications (Uat) pour la Conférence mondiale des radiocommunications de 2019. Sous l’égide de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), des centaines d’experts de la région d’Afrique prennent part à ce rendez-vous.

photo: Abdou Karim Sall Directeur général de l’ARPT

Comme l’utilisation du spectre des fréquences radioélectriques et des orbites des satellites géostationnaires et non géostationnaires , doit être révisé tous les trois à quatre ans, compte tenu de l’avancée technologique, de l’émergence de nouvelles applications dans les radiocommunications et des besoins en fréquences des différents membres de l’Union africaines des télécommunications (Uat), la capitale sénégalaise, Dakar abrite du 11 au 15 septembre 2017, la deuxième réunion préparatoire de cette organisation pour la conférence mondiale des télécommunications. Cette conférence devra permettre de procéder à la révision du règlement des radiocommunications. Mais, elle sera également l’occasion de négocier et d’examiner la gestion du spectre des fréquences radioélectriques et des orbites de satellites à l’échelle mondiale afin de mettre les avantages des Technologies de l’information et de la communication (Tic) à la portée de tous. « À ce titre, l’Union internationale des télécommunications (Uit) recommande fortement aux États membres, à travers des groupes régionaux, de préparer la future conférence dans les meilleures conditions afin que toues leurs préoccupations et besoins soient pris en compte », a Abdou Karim Sall, Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Selon lui, « la performance ne doit pas être un mot exotique en Afrique », bien au contraire, « l’excellence doit se refléter à travers la lumière de nos contributions » afin que cette réunion du groupe Afrique qui est d’une importance capitale, permettra de parvenir à un consensus sur les besoins en fréquences des différents services de radiocommunications. « Il s’agit pour nous, dans la perspective de 2019, de nous préparer à relever plusieurs défis dans la mesure où les télécommunications et les Tics sont à la base de touts les activités humaines et chacun de nous aujourd’hui est tributaire des performances des réseaux, des services et des applications », a fait savoir le Directeur général de l’Artp. Avant d’ajouter : « Il est de la responsabilité de chaque acteur d’apporter sa pierre à l’édifice pour une Afrique qui est au rendez-vous des exigences du numérique ». Abdou Karim Sall s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion de l’Union africaine des télécommunications qui se tient présentement à Dakar du 11 au 15 septembre 2019. Pour Mamoune Ngom, représentant du ministre des Télécommunications, le gouvernement du Sénégal est en train de créer les meilleures conditions pour booster « l’économie nationale » à travers « l’économie numérique ». À cet effet, le Sénégal s’est engagé, avec la mise en œuvre de la stratégie Sénégal numérique 2025, pour une gestion rigoureuse du spectre pour l’atteinte des objectifs.

Le Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications (Uat), Abdou Karim Soumaïla, a exhorté pour sa part, les pays africains à soutenir la candidature de l’Égypte pour l’organisation de la conférence mondiale des radiocommunications. « Nous pays africains devront soutenir la candidature de l’Egypte », a-t-il déclaré. Avant d’être plus explicite : « N’hésitez pas à soutenir l’Egypte à temps voulu ».

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net