Culture des résultats: L’Afrique sur la bonne voie

Dans le cadre de la Gestion axée les résultats de développement (GRD)  en Afrique, incluant les tendances de développement et l’amélioration de la vie des gens, La Communauté africaine de pratiques (AfCop) tient depuis hier et jusqu’au 22 mois courant à Dakar, l’Assemblée annuelle. Rassemblant toutes les parties prenantes, cette rencontre qui est la huitième de ce genre, permet d’évaluer la performance de l’année passée des pays membres.

«Impact et durabilité de l’AfCop », tel est le thème qui réunit depuis hier à Dakar et jusqu’au 22 février 2017, des experts des 17 pays membres de la Communauté africaine de pratiques (AfCop). Cet événement annuel, organisé avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad) et la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, vise à promouvoir  une culture des résultats dans le continent noir, en incluant les tendances de développement, l’amélioration du climat des affaires, le genre, l’inclusion sociale et l’intégration régionale. Selon Chisala Victoria, chef de division Résultants à la Bad, 12 millions de dollars ont été financés depuis 2012 par la banque, pour le renforcement de capacités et d’échanges des représentants, afin de changer la vie des gens dans les pays membres de cette organisation en utilisant les pratiques de la Gestion axée sur les résultats de développement (GRD), mais également par l’assurance d’un cheminement vers la croissance durable et le développement du continent et de ses peuples à travers l’amélioration du climat des affaires. « Nous sommes à un tournant où l’impact et la durabilité des actions entreprises par la communauté doivent être démontrés », a-t-elle déclaré, tout en indiquant que « l’AfCop contribue aussi à élaborer la perspective africaine sur l’efficacité du développement, tout en se basant sur une croissance robuste et menée par le secteur privé, des états effectifs, et redevables, aptes à financer leurs besoins en développement par leurs ressources internes ». Ce qui est le cas aujourd’hui dans beaucoup de pays de la sous-région où les taux de croissance ont connu une hausse. Mais cette initiative est une occasion pour l’Uemoa de jouer sa partition dans ce projet, car son Plan stratégique 2011-2020, coïncide avec celui de l’AfCop. Ce qui va permettre de faciliter les échanges intracommunautaires, attractivité de l’environnement des affaires, la gestion des finances publiques et respect des critères de convergence, engagement dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. Selon elle toujours, « La Banque Africaine de Développement s’est engagée à réaliser des résultats de développement en Afrique. Afin d’accélérer le développement durable en Afrique, la promotion de l’utilisation des principes, instruments et outils de la Gestion axée sur les Résultats de Développement fournit une opportunité unique pour tous les principaux facteurs qui contribuent au développement des pays africains et favorisent leur redevabilité envers les citoyens.

Les principaux objectifs de la 8ème Assemblée Annuelle permettent de prendre note de la situation dans les pays membres du Projet AfCop comme pilote démontrant les éléments-clés du succès en utilisant des indicateurs standardisés, extraire les leçons de la pratique de ce qui marche et ce qui ne marche pas en Afrique, tout en concevant un moyen d’aller de l’avant, incluant le Plan d’Action 2017 et explorant le futur modus operandi de l’AfCop.

Idrissa NIASSY/senpressenet@gmail.com