Cop 13 sur la lutte contre la désertification : Le Sénégal bien représenté

La treizième Session de la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP 13 de la CNULD) a ouvert ses portes le mercredi dernier 6 septembre 2017, à Ordos, Mongolie intérieure (Chine). À cet effet, le Sénégal est bien représenté à ce grand rendez-vous de lutte contre la désertification.

photo: Délégation du Sénégal au Cop 13 en Chine

La rencontre d’une très grande envergure mondiale, qui commémore la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP 13), est ouverte par Veysel Eroğlu, ministre des Forêts et des Eaux de la Turquie. Ce dernier a fait savoir que les objectifs nationaux de Neutralité de la dégradation des terres (Ndt) sont en train d’être mis en place dans 110 pays, tout en mettant en exergue les avantages dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la biodiversité et du changement climatique qu’offre la lutte contre la dégradation des terres, en particulier pour les ruraux pauvres. Le gouvernement du Sénégal a été très bien représenté à ce rendez-vous. Hormis les agents du ministère de l’Environnement et du Développement Durable et la Société civile, des spécialistes et experts en environnement de renommée internationale du Sénégal ont pris part à ce colloque. Les délégués ont ensuite élu Zhang Jian Long, ministre de l’administration forestière étatique de la Chine, en tant que président de la Cop13. Dans son allocution d’ouverture, M. Zhang a signalé que plus de 1,5 milliard de personnes, dans plus de 100 pays, sont exposées à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse. « Une situation qui met en danger la paix mondiale », dira-t-il. Ce dernier a annoncé l’intention de la Chine de déclarer son objectif volontaire en matière de NDT au cours de cette COP 13.

Pour Monique Barbut, Secrétaire exécutive de la Convention des Nation Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), prenant la parole, a exprimé des craintes que la fenêtre d’opportunité créée par l’alignement de la Convention sur l’Agenda de 2030 soit limitée par rapport aux attentes qui sont « énormes ». Elle a déclaré par ailleurs que les efforts de cette COP et de celles qui vont suivre doivent se concentrer sur la mise en application et sur la traduction des objectifs de Ndt en action concrète. Mais aussi, elle a insisté sur la prise de décisions sur des sujets qui ne sont pas encore traités, comme la question du genre et la sécurité foncière.

Le Kenya, parlant au nom du Groupe africain, a appelé la Cop13 à envisager des mesures spécifiques permettant de faire face aux effets de la sécheresse dans la région. Abondant dans le même sens, le Nigéria a recommandé l’examen des problèmes particuliers africains dans le cadre conceptuel de la Ndt; Le rattachement des ces indicateurs aux questions de lutte contre la pauvreté et de prise en considération des savoirs autochtones et le renforcement des capacités, en particulier, en matière de suivi des stocks de carbone.

La Convention  a définitivement un objectif concret et une échéance précise maintenant.  Beaucoup reste à faire au cours de cette Conférence des parties pour saisir cette opportunité et faire en sorte que le nouveau cadre stratégique soit pleinement opérationnalisé.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net