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Hypertension artérielle : 2,5 millions d’hypertendus au Sénégal

L’hypertension artérielle progresse de plus en plus en Afrique et au Sénégal en particulier. Dans ce pays, la population adulte hypertendue est de l’ordre de 2,3 millions à 2,5 millions. Ce qui est un danger pour le Sénégal. 

 

Les chiffres sur la population adulte hypertendus sont alarmants. Selon Pr Abdoul Kane, président de la Société sénégalaise de cardiologie, la population adulte hypertendue au Sénégal est de l’ordre de 2,3 millions à 2,5 millions. Parmi ceux-là, précise Pr Kane, il y a plus de 2 millions qui ne sont pas contrôlés et sont à risque de faire une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral (Avc), une maladie rénale à tout moment. Ce dernier a fait part également que  l’hypertension artérielle considérée comme « un tueur silencieux » est très fréquente en Afrique et au Sénégal  en particulier,  où un adulte sur trois est hypertendu. Et que seule la moitié de ces hypertendus connaissent leur statut d’hypertension artérielle. Autrement dit, l’autre moitié est hypertendue sans le savoir. Cependant, pour lui, seule une infirme minorité soit 8 % de nos hypertendus sont contrôlés. Ce qui veut dire que moins d’une personne sur dix (10) qui est contrôlée. Il faisait l’état des lieux de cette maladie qui constitue un mal invisible  aux symptômes difficilement détectables au Sénégal lors d’un panel tenu hier vendredi 17 mai à Dakar, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle qui est en train de devenir au Sénégal un réel problème de santé publique. De l’avis de Pr Abdoul Kane, la cherté des  médicaments de l’hypertension ne doit pas être vue comme un fatalité, parce qu’aujourd’hui la prise en charge de cette maladie repose sur les mesures d’hygiène et sur les médicaments. Et appelle à une sensibilisation de la population en la fournissant la bonne information pour qu’elle puisse manger sain à moindre coût. « Tous ces médicaments existent sous forme de générique. Si le gouvernement avait pris la peine de les rendre disponibles, on peut traiter 80 à 90 % de nos hypertendus », a-t-il déclaré, tout en précisant que cela doit être accompagner par des stratégies claires. « La Pna fait des efforts en sens pour rendre le médicament accessible à tous les niveaux avec un coût abordable », renseigne Pr Kane. En outre, on considère qu’un adulte est hypertendu lorsque sa pression artérielle dépasse 140 pour le premier chiffre appelé le chiffre systolique le « maxima » et 90 mm de mercure pour le deuxième chiffre que l’on appelle la « minima » ou la diastolie. « Lorsque vous avez soit la systolie soit la diastolie élevée 140-90 vous êtes hypertendu lorsque vous êtes une personne adulte », affirme-t-il. Dr Seynabou Sy, de la Direction des maladies non transmissibles, a profité de ce panel pour revenir un peu sur la stratégie nationale de lutte contre l’hypertension. « C’est  un plan opérationnel élaboré qui part du plan   de lutte contre les maladies non transmissibles. Dans ce plan, nous avions une prévalence de 29,8 % », a-t-elle fait savoir. Une raison de plus pour les autorités étatiques d’agir pour sauver des continuer à sauver des vies. Selon elle, le dépistage doit être renforcé en allant vers la population pour la faire connaître la maladie, tout en renforçant les compétences des agents de santé par rapport à la prise en charge de l’hypertension artérielle.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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