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Système qualité : Vers une industrialisation durable de l’Afrique

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’accréditation, le Système Ouest africain d’accréditation (SOAC), a organisé ce vendredi 17 mai 2019, à Dakar, une rencontre  d’information sur son cadre règlementaire et ses services. Ce système qualité qui répond aux normes internationales, permettra à l’Afrique l’Ouest d’être un moteur industriel pour le futur du continent noir. 

 

L’Afrique est capable de créer ses propres industries où la qualité trouvera sa place grâce au Système Ouest africain d’accréditation (SOAC) créé il y a plus d’une vingtaine d’année en partenariat avec l’Union européenne, l’Onudi et les pays membres de l’Uemoa et de la Cedao. Ce système qui répond aux normes internationales permettra à cette partie de l’Afrique d’être au même titre que l’Europe et le reste du monde en terme de qualité. Cette déclaration est de Christophe Yvetot, représentant Résident ONUDI au Sénégal. Selon lui, avec la mise en place de ce système, l’Afrique va entrer dans une société hyper-industrielle. Ce qui favorisera la promotion d’une industrialisation durable. « Les partenaires techniques et financiers ont grandement contribué avec le secteur industriel à créer une culture de la qualité dans la région Ouest africaine. De plus en plus d’entreprises comprennent les enjeux liés à la qualité qui est une source de confiance entre les autorités des marchés que l’on exporte et la confiance avec les consommateurs qui vont rassurer sur les qualités substantielles des produits qu’ils vont consommer notamment les produits sanitaires, alimentaires, phytosanitaires et autres qui répondent aux normes internationales », a-t-il fait savoir. Avant d’ajouter : « À partir de maintenant, le consommateur doit avoir l’assurance que les produits consommés répondent aux normes internationales les plus exigeantes ». Christophe Yvetot s’exprimait en marge de la célébration de la journée mondiale de l’accréditation tenue au Centre d’excellence pour le management de la qualité de l’Uemoa de l’Institut supérieur de management (Ism), où il a fait comprendre qu’avec cette avancée industrielle, les consommateurs africains représenteront 500 millions d’ici 2030. Avec le contrôle qualité, lance-t-il, un progrès énorme vient d’être franchi pour la compétitivité des entreprises d’Afrique de l’Ouest. « C’est aussi un progrès énorme en terme d’image pour cette région, car il permet aux entreprises d’être à niveau. Et de s’ouvrir  à d’autres marchés, tout en occasionnant la création d’emplois pour les jeunes de cette partie du continent noir », conclut-il. Abondant dans le même sens, Aboubacry Barro, président du SOAC, Le Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC), a fait savoir que la structure qu’il dirige est engagée dans la pérennisation. Il a profité de cette occasion pour appeler ses pairs à réfléchir davantage sur les mécanismes de recherche de fonds.

Adama Racine Ndiaye, secrétaire général du ministère du Développement  industriel, saluant cette démarche, a rappelé que la présence du SOAC dans notre espace offre « des avantages indéniables  à nos pays », en apportant une plus grande confiance. « L’opérationnalisation du SOAC permet aux bénéficiaires que sont les laboratoires, des organismes de certification de se faire accréditer à moindre coût de l’ordre 30 à 50 % par rapport aux chiffres actuels. Raison pour laquelle, il doit être soutenu par les pays membres de l’Uemoa », a-t-il déclaré.

Des certificats ont été remis à l’Union européenne, l’Onudi, à l’Ism et au président du SOAC.

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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