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Panneaux de signalisation devant les écoles : Une demande forte des élèves des P.A à Macky Sall

Dans le cadre de la Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations Unies qui se tient du 6 au 12 mai 2019 au Sénégal, l’Ong « Laser International » en partenariat avec le Réseau des parlementaires pour la sécurité routière ont organisé sous l’égide du ministère des Infrastructures, la 5ème édition. Cette rencontre dont le lancement est procédé sur l’esplanade de la Mairie des Parcelles assainies (P.A), est une occasion pour les élèves de cette commune de plaider pour l’implantation de panneau de signalisation limitant les véhicules à circuler à moins 30 km/h devant leurs écoles. 

 

La problématique de la gestion de la sécurité routière au Sénégal ne fait qu’augmenter de jour en jour, avec la prolifération des motos partout dans le pays. Chaque année, plus de 500 personnes sont victimes d’accidents routiers au Sénégal. Parmi ces accidentés de la route, 13% sont des enfants de moins de 15 ans d’après l’Ansd. Pour mettre fin à ce fléau qui continue décimer cette couche même devant leurs écoles, les élèves des Parcelles assainies ont plaidé hier lors du lancement sur l’esplanade de la Mairie de la 5ème édition de la Semaine mondiale de la sécurité routière Nations du 6 au 12 mai 2019 au Sénégal pour l’implantation de panneau de signalisation devant leurs écoles limitant les véhicules à circuler à une vitesse maximale de 30 km/h pour tirer la sonnette d’alarme, mais aussi pour faire reculer les accidents. Ce plaidoyer, selon eux est adressé au président de la République Macky Sall. Le thème de cette édition est axé sur : « Leadership sécurité routière : femmes en avant ». Pour Khady Sakho, administratrice de la Fondation Total, un centre d’éducation routière est créé depuis 2012 à Colobane pour éduquer  les enfants sur la sécurité routière afin de limiter les dégâts. « Plus de 15 000 enfants sont déjà formés », a-t-elle déclaré. Selon elle,  la formation des jeunes et la sensibilisation des adultes seront vulgarisées. « Si nous joignons nos efforts, nous gagnerons », a lancé Khady Sakho. Abondant dans le même sens, le maire des Parcelles assainies, Moussa Sy, a fait savoir que des solutions seront bientôt trouvées avec l’aval des autorités administratives pour la mise en place de passerelles sur le viaduc de la Vdn 3 afin de sauver du danger cette population de plus 30 000 élèves que les Parcelles assainies. Comme les accidents de la circulation font perdre à l’Etat du Sénégal plus de 77 milliards par an, ce dernier de faire part qu’il est temps de passer aux sanctions, tout en enseignant aux élèves le code de route. « Il faut qu’il ait des sanctions quitte à confisquer le permis de conduire et pour les ambulants leurs marchandises. Et que les trottoirs soient rendus aux piétons », a plaidé le maire Moussa Sy. Selon lui, c’est un combat de tous les jours qu’ils mènent aux Parcelles surtout avec les marchands ambulants, tout en demandant à un changer de comportement. Les femmes sont les plus prudentes et font d’accidents sur la route.

Ndeye Awa Sarr, présidente ONG Laser international, prenant la parole, a déclaré que les femmes ont un rôle déterminant à jouer dans cette lutte afin de permettre au Sénégal  d’atteindre 50% des cibles en 2020. « Nous souhaitons générer comme objectif une demande du public pour un leadership très fort en matière de sécurité routière avec le soutien des femmes », a-t-elle annoncé. Selon elle, un forum se tiendra le 10 mai a Ziguinchor pour sensibiliser davantage les populations.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net 

 

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