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Motos jakarta : Un phénomène plein de potentialités

Les motos « Jakarta » devenues un moyen de transport interurbain très prolifique dans certaines villes du pays, sont en train de se confirmer dans d’autres domaines. À Kaolack, une ville longtemps connue comme la capitale du « moto-taxi » et dans d’autres villes, le « Jakarta » est en train de devenir un sport mécanique.

Après avoir servi de moyen de transport interurbain, et continue de l’être dans presque toutes les grandes villes du Sénégal, la moto « Jakarta » est en train de gagner d’autres proportions plus intéressantes. Elle est devenue maintenant un sport mécanique à Mbour et à Kaolack, où des courses sont déjà organisées. Ainsi, ce phénomène qui est en train de gagner le cœur des Sénégalais après une première édition réussie, sera encré dans la culture sportive du pays. Ce qui permettra de diminuer les nombreux accidents de la circulation dont il est la principale source. Cette révélation est de Christian Razafinato, Directeur Yamaha Cfao, qui a fait savoir que cette course sera pérennisée et fera le tour du Sénégal. Il s’exprimait en marge du lancement de la 2ème édition de la course de moto tout terrain dénommée « Sanduro ». C’est une course d’endurance de 2 heures 30 mn, où sont attendus une cinquantaine de pilotes amateurs et professionnels venus de la France notamment Adrien Van Beveren pilote officiel de Yamaha, de l’Angleterre, de la Côte d’Ivoire du Madagascar et du Sénégal sur un circuit de 6 Km dans le sable du Lac Rose. « On a voulu faire de cet événement un évènement important en y mettant toutes les compétences techniques », a-t-il déclaré. Avant de préciser : « Le circuit est assez large avec des virages très sympathiques et parfois très serrés. Ce qui permettra de faire plaisir aux pilotes ». Selon lui, cette course est un moyen pour développer la moto au Sénégal. Cet événement sportif qui est organisé avec un budget de 6 millions F CFA, sera une occasion pour les organisateurs de travailler largement sur le type de motos Jakarta afin d’en faire un évènement spectaculaire. Pour Daouda Ngom, président club Sénégal moto verte, cet événement est un moyen de faire revenir la petite catégorie qui est la base de la moto. Selon lui, ce sport qui en train de se développer au Sénégal avec beaucoup de jeunes de 8 à 15 ans, est confrontés à beaucoup de difficultés surtout le rétrécissement des sites avec la boulimie foncière, le manque de médiatisation, entre autres. « Lac Rose où nous pratiquons nos courses, est en train de mourir. À Dakar il n’y a plus de piste. L’autre difficulté c’est l’aspect difficile de ce sport », a-t-il déploré.

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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