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MODERNISATION DE LA PÊCHE À SAINT LOUIS : Une possibilité que la brèche soit aménagée pour le passage des bateaux

Le Haut-commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), dans le cadre de la célébration mondiale (22 mars), a organisé une journée d’échanges avec les représentants des médias sur les grands projets et les investissements de cette structure. L’occasion a été saisie par Hamed Diane Séméga, Haut-commissaire de cette organisation pour annoncer que l’espoir permis que la brèche soit aménagée avec le programme de modernisation de la pêche à Saint Louis financé par la Banque mondiale.

 

Un ouf de soulagement pour les populations de Saint Louis en général et celles de la Langue de Barbarie en particulier, avec la nouvelle qui vient de tombée annonçant que la brèche qui leur a causé beaucoup de préjudice et de nombreux désagréments, avec la perte de plusieurs vies humaines, peut être aménagé, avec le programme de modernisation de la pêche dans cette région financé par la Banque mondiale. Cet aménagement facilitera le passage des bateaux dans cette partie du Sénégal. La révélation est faite hier par Hamed Diane Séméga, Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise ne valeur du fleuve Sénégal (Omvs). « Il y a une possibilité que la brèche soit aménagée pour le passage des bateaux », a-t-il déclaré, en répondant à une question posée par un confrère si la brèche sera prise en charge le projet le projet de navigation du fleuve Sénégal. « Cette prise en charge n’avait pas été faite dans le cadre de l’étude du projet », a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : « Cependant, cette question a été prise dans un deuxième temps, à travers un financement que la Banque mondiale compte donner pour la modernisation de la pêche ». Selon lui, ce qui est certain, c’est la stabilité de la pêche qui est un objectif central au niveau de l’organisation qui s’y attèle. Hamed Diane Séméga s’exprimait en marge une matinée d’échanges avec les médias à l’occasion de la Journée internationale de l’eau sur les grands projets qui vont permettre de maitriser les eaux du fleuve Sénégal et les investissements de l’organisation qu’il dirige, où il a profité pour annoncer que 475 millions d’euros seront mobilisés à travers un financement de Exim Bank de l’Inde pour l’aménagement du chenal long de 905 Km qui va de l’embouchure du fleuve à Saint Louis à Ambidédi au Mali, dans le cadre de la navigation dudit fleuve. « L’Omvs est en discussions avancées avec la société indienne AFCONS pour la réalisation de la première phase du Projet. La Sogenap basée à Nouakchott est chargé de la gestion de ce projet », lance-t-il. Et de poursuivre : « Ce projet va véritablement servir de levier pour améliorer aujourd’hui de façon significative la quantité et la qualité des échanges. Par rapport à Saint Louis, il sera un projet structurant qui va permettre la ville d’avoir un port de pêche moderne, un port d’échange, mais surtout un port qui va désenclaver beaucoup plus le Mali qu’il ne l’est aujourd’hui », a indiqué le Haut-commissaire de l’Omvs, tout en faisant savoir que la spécificité de ce projet par rapport au Mali, c’est de l’offrir une façade maritime qu’il n’a pas.
Une réforme pour s’adapter à son nouvel environnement
Toujours dans ses échanges avec les représentants des médias, M. Séméga a fait part que l’organisation qui n’a jamais connu de changement depuis sa création en 1972, vient de lancer une réforme institutionnelle qui va la permettre de s’adapter à son nouvel environnement. Ainsi, il leur a été demandé d’étudier les possibilités qui permettent à l’Organisation de se moderniser et de moderniser ses structures. Ce qui a permis la création de quatre (4) sociétés par activité. « Cette réforme, une fois mise en œuvre, va permettre à l’Organisation de se doter d’outils nouveaux et d’améliorer la coordination du système », a-t-il souligné. En outre, elle permettra également de se donner un levier de financement qui permettra à partir des ressources propres générées par hydroélectricité de financer les programmes d’investissement de l’organisation.
De grands projets structurants
Selon lui toujours, de grands projets structurants ont été mis en œuvre et vont permettre la maitrise des eaux du fleuve afin de les mettre aux services du développement social et économique du Bassin qui couvre les quatre pays (Sénégal, Mauritanie, Mali et Guinée). « Le premier barrage qui a été réalisé et dont on voit aujourd’hui l’impact sur le développement agricole au Sénégal, c’est le barrage de Diama. Ensuite, il a été créé celui de Manantali qui est un barrage à deux multiples qui sert également à hisser les capacités d’irrigation au sein de la Vallée. Vient après le barrage de Félou et celui de Gouina qui est en construction. Et plus tard le barrage hydroélectrique de Koukoutamba qui sera le plus gros barrage réalisé sur le bassin », a-t-il expliqué. Pour lui, tous ces aménagements ont un seul objectif, celui de maitriser les eaux du fleuve Sénégal, pour en faire un développement économique aux services des populations du Bassin. À côté de ces ouvrages, il y a deux programmes qui sont conçus également pour permettre de lutter contre la dégradation de l’environnement afin de combattre les effets négatifs du changement climatique.
« Ne laisser personne au bord de la route », tel est le thème choisi cette année par les État pour venir en aide à leurs populations en matière d’eau. Raison pour laquelle, un projet a été fiancé par ces quatre États à travers un prêt contacté auprès de la Banque mondiale pour un programme intégré en eau. Ce prêt permet aujourd’hui, avec les programmes qui sont en cours de faire en sorte que les populations du Bassin par où elles se trouvent puissent à partir des activités qui sont générées à partir de ce projet qui est en sa quatrième année, d’améliorer le cadre de vie et le développement dans tout le Bassin.

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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