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MALADIES NUTRITIONNELLES : 08 enfants sur 10 souffrent d’anémie au Sénégal

Dans le cadre de la lutte contre la carence en fer qui constitue le principal fléau dans les maladies nutritionnelles en Afrique en général et au Sénégal en particulier, un symposium est organisé à Dakar à l’endroit du personnel paramédical. Sous le thème «La faim cachée», ce colloque permet de renforcer la capacité des sages-femmes et des infirmières, tout en les aidant à mieux accompagner la mère et son enfant par leurs conseils nutritionnels.

 

Toutes les tranches d’âge sont touchées par l’anémie dans le monde soit ¼ de la population mondiale. La moitié des femmes en âge de procréation sont anémiées. Au Sénégal, par contre, 70 % des enfants sont anémiées soit 2 enfants sur 3 souffrent de cette complication. Sur la tranche d’âge de 1 à 2 ans, sur les 10 enfants les 8 sont anémiés. Cette révélation est du Dr Abdallah Diallo, médecin-chef de l’Institut de pédiatrie sociale au niveau de l’antenne Pikine-Guédiawaye. Selon lui, l’origine de cette pathologie qui est un véritable problème de santé publique, est dû pour la plupart à la carence en fer qui constitue le principal fléau dans les maladies nutritionnelles au Sénégal et la mauvaise diversification alimentaire. Mais aussi, affirme-t-il, les parasitoses ont leur rôle à jouer dans cette carence en fer et tant d’autres. «Il est important que les enfants puissent être diagnostiqués tôt et que le traitement approprié puisse être administré pour sauver cette couche de ce fléau, en la donnant des aliments équilibrés et diversifiés», a-t-il alerté. Parlant des solutions à cette problématique, ce dernier d’assurer qu’il en existe plusieurs pour épargner l’enfant de ce fléau. Il s’agit de l’éducation, la gestion alimentaire, une bonne agriculture. Dr Abdallah Diallo s’exprimait en marge d’un symposium organisé par Nestlé à l’endroit du personnel paramédical sous le thème « La faim cachée » dont plusieurs indices ont démontré qu’elle existe belle et bien dans ce pays. Et concernent les régions du sud-est (Tambacounda, Kédougou), le nord (Matam) et les régions du centre telle que Diourbel. «Le retard de croissance chez le bébé, l’anémie et la carence en vitamine A, sont les trois principaux indicateurs qui permettent d’apprécier et de dire dans tel pays il y a la faim cachée », explique-t-il. Ce symposium qui est une occasion pour la firme de présenter son nouveau produit «Cerelac biscuité», enrichi en fer, comme aliment de complément pendant la période de diversification à partir de 6 mois, permet également de renforcer la capacité des sages-femmes et des infirmières, tout en les aidant à mieux accompagner la mère et son enfant par leurs conseils nutritionnels. Parlant de nos fruits locaux qui sont très riches en vitamines, ce dernier de faire savoir que les enfants n’en profitent pas assez. «Au Sénégal le gros problème est que ceux qui ont le plus besoin d’aliments, comme les enfants, n’en profitent pas. Et c’est le gros bébé (papa) qui mange tout», ironise Dr Diallo. Avant de préciser: «l’enfant doit bénéficier d’aliments digestes et accessibles pour éviter l’anémie».

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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