add share buttons

Utilisation des produits chimiques dans l’orpaillage: Une menace terrible pour l’environnement 

Le traitement du minerai, dans le cadre de l’orpaillage, se fait sans le respect de  certaines normes en négligeant les produits chimiques surtout le mercure. Ce qui constitue une menace pour la terre, mais l’environnement dans toute sa globalité.

 

L’orpaillage peut constituer une menace pour la terre, les eaux et même les personnes avec l’utilisation des produits chimiques pour l’extraction de l’or, s’il est réalisé sans le respect de certaines conditions minières. Cette alerte est du Directeur de l’Institut des sciences de la terre de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ist/Ucad), Abdoul Aziz Ndiaye. Selon lui, Les techniques de traitement de minerai utilisées par les orpailleurs peuvent être à l’origine de plusieurs problèmes d’ordre environnemental et sanitaire. « Il s’agit plus particulièrement de l’utilisation du mercure », a-t-il dénoncé. Cette pratique qui est apparue vers la fin des années 90, début années 2000 pour ce qui est du mercure et le cyanure au Sénégal, se fait sans le respect de certaines normes en négligeant des produits dangereux. « Le mercure cause des dégâts à moyen et long terme et les symptômes peuvent être dissimulés pendant des années », renseigne le Directeur de l’Ist. En effet, le mercure est un neurotoxique particulièrement dommageable pour le développement du fœtus et des jeunes enfants. Une fois relâché dans l’environnement, le mercure peut se diffuser sur de grandes distances dans l’atmosphère et causer une contamination globale des écosystèmes, poissons, oiseaux et mammifères, tout au long de la chaine alimentaire. Le mercure affecte le développement et le fonctionnement du cerveau et du système nerveux central. Raison pour laquelle, ce dernier interpelle l’État du Sénégal à veiller et à assainir ce secteur de l’économie nationale. Il s’exprimait en marge de la clôture de la 6ème Session de cartographie géoscientifique qui s’est déroulé durant un mois à Dakar en salle et à Kédougou en excursions géologiques, manipulation de SIG et cartographie géologique de terrain. Cette formation a été conjointement menée par des experts sénégalais de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Institut des sciences de la terre et les experts français du Brgm  regroupant 24 stagiaires venus de 13 pays africains francophones différents (Algérie, Guinée, République démocratique du Congo, République du Congo, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Côte d’Ivoire, Madagascar, Maroc, Niger, République de Guinée, Sénégal). Elle s’est articulée ainsi, autour d’un apprentissage Individuel et en groupe des méthodes d’acquisition et d’observation géologiques sur le terrain, leur synthèse sur SIG et l’élaboration d’un document cartographique géologique d’une zone prédéfinie, à l’échelle du 1/50 000, dans le cadre du programme international PanAfGeo qui est un programme conjoint entre les services géologiques européens et africains.

Pour Hugues Bauer, géologue au Centre géologique de la France (Brgm), « cette formation est une occasion de transmettre aux géologues africains les méthodes internationales de cartographie en géologie ». Selon lui, cette phase d’acquisition sur le terrain est incontournable pour mener à bien le travail de géologue avec la carte à l’appui pour avoir des informations fiables. Comme les services géologiques africains n’ont pas suffisamment de compétence de géologues de terrain, ce dernier de faire part  que cette transmission de savoir-faire est venue à son heure.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *