add share buttons

Souleymane Tamba: «Le compagnonnage entre Ousmane Sonko et Boubacar Camara a été très positif pendant la présidentielle»

De son passage à l’UNP de Souleymane Ndéné Ndiaye au mouvement « Jengu » de Boubacar Camara où il milite aujourd’hui, Souleymane Tamba, candidat déclaré à la mairie de Bignona retrace tout. D’ailleurs dans l’interview accordée à Senpresse.net, ce diplômé de management en Commerce international appréciera à juste titre le compagnonnage entre Ousmane Sonko et son leader Boubacar Camara lors de la dernière présidentielle. Il  a été question pour l’ancien élève du CEM Arfang Bessire Sonko de Bignona de décliner ses ambitions pour sa commune.

Senpresse.net : Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Senpresse.net ?

Souleymane Tamba: Je m’appelle Souleymane Tamba. Je suis né à Bignona, dans la commune. J’y ai grandi. J’ai effectué mes études de l’école  primaire jusqu’au secondaire dans cette commune. Après le CEFE en 1994, j’étais orienté au CEM Arfang Bessire Sonko où  j’avais obtenu mon BFEM en 1999.  Je suis aujourd’hui diplômé en master2 de Management en Commerce international. Pour ce qui est de la politique, je suis responsable du mouvement Jengu de Boubacar Camara au niveau du département de Bignona, par ailleurs délégué régional et chargé de mission de ce parti.

Pouvez-vous nous parler de votre début en politique ?

Je me suis lancé en politique depuis 2016 dans le parti de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye qui s’appelle l’Union nationale pour le peuple (UNP) « Bokk djeum». Mais j’ai quitté ce parti lorsque notre ex leader pour ne pas lui nommer Souleymane Ndéné Ndiaye a décidé de rejoindre la mouvance présidentielle. Moi j’ai jugé nécessaire vue mes convictions politiques de ne pas lui suivre. J’étais obligé d’attendre pour voir clairement là où je dois poser mes baluchons. C’est en ce moment-là que l’ancien Directeur de la Douane, Boubacar Camara m’a contacté pour que je puisse venir travailler avec lui. On s’est tombé d’accord dans nos discussions. Depuis je travaille avec lui en me chargeant de la coordination départementale du mouvement à Bignona et à Ziguinchor. Je dois vous rappeler que dans nos discussions je l’ai parlé de mes ambitions pour la Casamance et plus précisément pour le département de Bignona. Il (Boubacar Camara : ndlr) m’a demandé qu’est-ce que vous voulez exactement lorsque vous avez pris le stand bye avec Souleymane Ndéné Ndiaye ? C’est en ce moment-là que je lui ai répondu que moi  je suis prêt pour créer mon propre mouvement pour aller conquérir la mairie de Bignona. C’est ainsi qu’il m’a demandé de venir travailler avec lui et que j’aurai son soutien.

Vous êtes aujourd’hui à notre connaissance, le premier jeune responsable politique à avoir déclaré votre candidature pour la mairie de Bignona. Comment l’idée vous est venue à la tête ?

Ah bon ! Je ne le savais pas que je suis le premier jeune à avoir déclaré sa candidature pour la mairie de Bignona. Moi j’ai toujours nourri des ambitions depuis que j’étais petit pour le développement de ce département. En regardant le département de Bignona de par sa géographie, je me disais qu’un jour viendra je défendrais les intérêts de la population. Car je suis très sidéré par le manque chronique d’infrastructures à Bignona.

Comment comptez-vous travailler à Bignona vue qu’il y a d’autres forces de l’opposition ? Avez-vous déjà des contacts avec vos alliés de Pastef dans la commune ?

Voilà ! Pour l’instant je suis sur le point de trouver des gens avec qui je pourrais travailler au niveau du département de Bignona.  Parce que je n’épargne personne même au niveau du Parti démocratique sénégalais (Pds). J’ai contacté le responsable du Pds et il m’attend. Et dès mon arrivée à Bignona nous allons discuter sur les modalités de notre alliance. Pour ce qui concerne de nos amis de Pastef, je pense qu’on est en contact à tout moment. Mais une fois que je serais à Bignona, je vais discuter aussi avec eux pour voir leur position avant de faire quoi que ce soit.

Est-ce que vous avez la bénédiction de votre mentor Boubacar Camara pour embrayer cette aventure ? 

Le président Boubacar Camara comme je vous ai dit le début. Lorsqu’il m’a reçu dans son bureau il m’a demandé quel est votre ambition. Je l’avais répondu que j’aimerais si plait au bon Dieu être candidat pour les élections locales. Il m’a dit en personne que vous aurez mon soutien parce que j’attendais ces genres de personnes qui ont des ambitions pour leurs localités. Donc jusqu’à présent j’ai son soutien.

Mais est-ce que vous avez déjà commencé le travail de terrain à Bignona ?

Il faut le reconnaître que le terrain de Bignona n’est pas du tout facile du fait qu’il y a le parti au pouvoir ou la mouvance présidentielle en place. Mais vous n’êtes pas sans savoir comme je vous l’ai dit dès l’entame que j’ai déjà tâté le pouls lors que j’étais avec Souleymane Ndéné Ndiaye au niveau de l’UNP. Depuis 2016 jusqu’à présent je suis sur le terrain. Et tout ce que j’ai abattu comme travail à son temps au niveau de la commune, a été sauvegardé. Car j’ai aujourd’hui des représentants partout au niveau de la commune de Bignona. C’est pour vous dire que je ne suis pas dans un terrain inconnu. Je connais ma commune, la population en bref la sociologie de cette contrée.

Est-ce que aujourd’hui vous mesurez les nombreuses attentes qui vous accueilleront une fois que vous serez élu maire dans une commune comme la vôtre qui manque de tout?

Voici la question que j’attendais de plus car je suis conscient des attentes au niveau de cette grande commune du Sénégal.  Vous n’êtes pas sans savoir que cette commune de Bignona fait partie des plus grandes collectivités locales. Mais je dois vous dire que c’est la plus facile commune à travailler vue les diverses potentialités qu’elle regorge. J’estime aujourd’hui si j’ambitionne de diriger cette commune, forcément il va falloir que je sois armé de bonnes idées devant traduire en actes concrets. Si j’ai décidé vraiment de me battre pour cette commune c’est parce que je suis convaincu que des populations vont adhérer à mon projet politique pour cette ville. Je dois vous dire aussi que je compte sur le soutien des amis et des bailleurs de fonds qui apporteront leur pierre à l’édifice. Comme j’ai l’habitude de dire la Casamance et particulièrement Bignona a toutes les ressources nécessaires pour se développer. Nous avons des fruits, des légumes, nous avons tout. Mais le problème il ne faut pas l’occulter c’est le manque des usines de transformation, de conservation entre autres infrastructures de développement.  Si aujourd’hui nous arriverons à mettre en œuvre toute cette scène de valeur, je pense qu’on peut développer Bignona voire la Casamance.

Vous avez battu campagne avec la coalition Sonko président. Qu’avez-vous tiré comme expérience en tant jeune responsable politique de votre compagnonnage?

Je vous remercie d’avoir posé cette question concernant à notre compagnonnage avec Ousmane Sonko. Vous savez qu’Ousmane Sonko est un président jeune qui a des ambitions vis-à-vis de la jeunesse, vis-à-vis du troisième âge, je peux dire pour tout le Sénégal entier. Ousmane Sonko c’est quelqu’un que le président Boubacar Camara respecte beaucoup. En plus il l’aime beaucoup pour son comportement, pour son parcours. Moi j’avoue en tant que jeune responsable politique, j’ai appris énormément de choses pendant cette période de compagnonnage avec notre mouvement «Jengu».   J’allais souligner que c’est un compagnonnage très positif entre Ousmane Sonko et Boubacar Camara parce qu’il était basé sur l’intérêt supérieur. On n’était pas engagé à travailler sur des «si je serais élu je vous donnez tel ou tel poste ou vous aurez ceci cela».  Loin de là! Au niveau de notre alliance, il y avait la solidarité et on travaillait mains sur mains.

Interview réalisée par Souleymane SANE/Senpresse.net

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *