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Gestion des produits chimiques : Vers le recadrage des textes juridiques

Le Comité national de gestion des produits chimiques (Cngpc), dans le but de protéger l’environnement la santé humaine et animale des produits chimiques persistants hautement dangereux, a procédé hier à un recadrage des textes juridiques et institutionnels. Cette procédure a pour but de formuler des recommandations sur les procédures d’opérationnalisation.

 

La gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques persistants hautement dangereux reste un défi à relever par les générations actuelles afin de ne pas compromettre l’existence des générations futures. Une des raisons pour lesquelles une session d’examen et de recadrage des textes juridique et institutionnel sur la gestion de ces produits toxiques (14 et 15 mars 2019) se tient actuellement à Dakar pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour la révision du cadre juridique environnemental. Ce dernier qui est régi par le code de l’environnement, est composé de quatre articles seulement. Ce qui est jugé insuffisant par les experts. Pour ce faire, il a été décidé la mise en place d’une stratégie ou d’une feuille de route pour renforcer ces textes avant leur adoption et promulgation afin de mieux protéger la santé humaine et animale, ainsi que l’environnement des produits chimiques. Selon Papa Sam Gueye, président de la Commission nationale de gestion des produits chimiques (Cngpc), et administrateur général de la Fondation Ceres Locustox qui est un Centre régional de recherche en écotoxicologie et sécurité environnementale, « ce projet de décret qu’on est en train de finaliser vient pour permettre au Sénégal de se mettre en phase par rapport aux dispositions pertinentes de la Convention de Stockholm », relativement à la gestion des produits chimiques dangereux. Et va participer à la réglementation, au respect du Sénégal par rapport à ses engagements au niveau international. Mais aussi, il va faire de telle sorte que, précise M. Gueye, « tous les acteurs qui gravitent autour des produits chimiques vont respecter et faire respecter les dispositions pour une gestion écologiquement rationnelle de ces produits chimiques qui sont des pesticides », donc des produits destinés à lutter contre les ravageurs des cultures d’une part et qui peuvent être des produits chimiques industriels entrant dans la formulation de produits chimiques. Le président de la Cngpc revenant sur l’urgence de la révision de ce texte par le Sénégal dira que : « Cela s’explique du fait que le Sénégal ait ratifié la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants qui sont des produits chimiques fortement réglementés au niveau international ». « Ce texte ratifié qui est entré en vigueur depuis 2005, est devenu aujourd’hui contraignant pour le pays. Cause pour laquelle, le Sénégal avait mis en place un plan national de mise en œuvre de cette convention », explique-il. Papa Sam Gueye durant cette session d’examen et de recadrage des textes juridique et institutionnel toujours, a fait part que ce texte sera définitivement validé et une feuille de route déclinée à la fin de cette rencontre. Ce qui va permettre son introduction dans le visa de signature. « Il sera porté par la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec) qui assure l’ancrage de la Cngpc », a-t-il conclu.
23 polluants organiques persistants que nous devons éliminer, en convoquant les meilleures technologies possibles.

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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