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Prise en charge maladie rénale: Le Sénégal toujours à la traine

Depuis l’adoption du projet de loi relatif au prélèvement, à la transplantation d’organes et aux greffes de tissus humains en septembre 2015, le Sénégal est toujours à la traine. Aucun greffe n’est enregistré jusque là au Sénégal qui reste toujours à l’ère de la dialyse.

 

Le Sénégal est toujours en retard dans le traitement de la maladie rénale. Au moment où dans les pays riches et certains en développement on ne parle que du greffe des reins et de la transplantation rénale, le Sénégal traîne toujours les pieds et est toujours bloqué à la dialyse, même si des efforts considérables ont été réalisés dans ce domaine par les autorités étatiques, en parvenant à mailler tout le territoire national en néphrologues en dix ans. Car, en 2009, il n’y en avait même pas un néphrologue dans ce pays. Ce qu’a confirmé Amadou Doucouré, Directeur de la maladie au ministère de la Santé, véritable problème majeur. Selon lui, grâce à la gratuité de la dialyse dans le service public, 753 patients ont pu être dialysés. 250 autres patients sont pris en charge dans le privé, avec l’aide de l’Etat qui paye. Alors que sur la liste d’attente 800 à 900 malades attendent toujours leur tour.

Il s’exprimait en marge de la conférence de presse en prélude à la Journée mondiale du rein qui sera célébrée le 14 mars sous le thème « Des reins en bonne santé partout et pour tous ». Ce dernier a fait part que cette journée est occasion de sensibiliser la population, mais aussi d’inaugurer le centre de dialyse de l’hôpital de Pikine. «La prévalence du diabète 3,8% et de l’HTA 29% », a-t-il déclaré. Il a profité de cette occasion pour annoncer que l’État du Sénégal a procédé tout récemment au recrutement de techniciens supérieurs en néphrologie rénale où la bourse a passé de 150 000 F CFA à 200 000 F CFA. Avant de réaffirmer : « Maintenant dans toutes les régions du pays, il y a un néphrologue ». Abondant dans le même sens, El Hadji Fary Ka, professeur titulaire agrégé de néphrologie, de fait savoir que la maladie peur être épargnée. « Pour prévenir la maladie du rein, il est conseillé de pratiquer au moins 30 mn d’exercices physiques par jour, contrôler régulièrement votre glycémie, tout en surveillant votre tension artérielle. Mais aussi, il faut manger sainement et éviter le surpoids et l’obésité, de réduire votre consommation de sel, tout en contrôlant l’état de vos reins si vous êtes sujet à risque (diabète, obésité, fumeur, etc.). La maladie du rein est une maladie évitable et la prévention primaire de la RMC est possible dans la plupart des cas », a-t-il indiqué. Selon lui, il est prévu pour la période 2019-2020 de mettre en œuvre une enquête de la prévalence de l’insuffisance rénale au Sénégal, suivi de l’augmentation de la carte sanitaire pour la prise en charge de la pathologie rénale, tout en Nominant les membres du Comité national de don d’organes et d’augmenter le nombre de branchement des cas de dialyse. « La politique du Sénégal c’est de rendre gratuite la prise en charge de la dialyse », a renchéri Pr Fary Ka.
Pour le président de l’Association des dialysés du Sénégal, Doudou Sarr, l’État a fait des efforts énormes pour avoir dans chaque région un néphrologue. «Il a vraiment réussi de faire le maillage du pays, avec des centres de dialyse un peu partout dans le pays », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «Aujourd’hui nous sommes tous concernés pour avoir des reins sains. Raison pour laquelle nous allons continuer à sensibiliser la population».
L’insuffisance rénale chronique est responsable de 2,4 millions de morts par an et l’insuffisance rénale aiguë, même si elle peut être évitée.

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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