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Recrudescence des accidents sur l’axe Dakar-Bamako : Vers la mise en place d’aires de repos

La Fédération nationale des assureurs du Sénégal (Anas), dans le cadre de la 16ème  édition de la semaine nationale de la prévention routière, prévue du 12 au 18 avril prochain, a organisé hier une rencontre de réflexion avec l’ensemble des acteurs du transport. Axé sur le thème: « Quelles solutions face aux accidents de la route », le panel était une occasion pour Mouhamadou Moustapha Noba, président national des assureurs du Sénégal, de révéler que des aires de repos seront installées tout au long de l’axe Dakar-Bamako pour éviter les nombreux accidents de la circulation.

 

Les accidents de la route restent une préoccupation majeure pour les acteurs du transport en raison de leur taux très élevé. Ces accidents sont causés pour la plupart par l’indiscipline des hommes, mais aussi par les longs trajets que font les chauffeurs sans se reposer. Parfois, sur le corridor Dakar-Bamako, les chauffeurs font plus de 48 heures sur la route sans se reposer. Et pour mettre fin à toutes ces difficultés, le président national des assureurs du Sénégal, Mouhamadou Moustapha Noba, a fait savoir que des aires de repos vont être mises en place sur tout le long du corridor Dakar-Bamako pour éviter les accidents qui sont pour la plupart causés par la fatigue des chauffeurs. « Un chauffeur qui circule 48 heures sans se reposer pose problème. Il n’a pas où faire ses besoins, ni pour prier où manger », a-t-il déclaré. C’est cette raison qui a poussé à l’Association des assureurs du Sénégal d’édifier des aires de repos sur tout le long du tronçon. Mais ces aires, précise-t-il, vont permettre aux populations de travailler en installant des restaurants où elles vendre des repas aux chauffeurs et autres voyageurs. Il s’exprimait en marge de la journée de réflexion organisée par l’Association nationale des assureurs du Sénégal (Anas) en marge de la semaine nationale de la prévention  routière dont le thème est axé sur « Quelles solutions face aux accidents de la route ». Ces assises ont permis également aux différents acteurs de se dire la vérité et de trouver des solutions sur ce fléau qui cause beaucoup de décès au Sénégal pour que dans les années à venir, ce combat puisse être gagné. « La première solution c’est de mettre des centres de formation pour tous dans toutes les régions du Sénégal », a dit M. Noba. Avant de préciser : « La formation qui est didactique et psychologique se fera gratuitement. L’autre solution, c’est la mise en place de trophées pour les meilleurs élèves. Mais aussi, un comté de suivi sera installé pour faciliter le travail.

L’indiscipline sur la route décriée

Comme c’est une rencontre qui est  destinée à tous les acteurs du transport, les chauffeurs ont pris tour à tour la parole pour dénoncer l’indiscipline, les tracasseries policières sur les routes. Alioune Sarr, président garage taxi au Port, s’adressant aux panélistes a fait savoir que l’indiscipline qui est la principale cause des accidents. « Si on respecté le code de la route et instaurer la discipline sur la route, on aurait évité beaucoup d’accidents de la route. Abondant dans le même sens, Diadji Wade, chauffeur depuis 1999, d’interpeller les forces de l’ordre sur l’axe Dakar et Mbour où la route est très étroite. « Les forces de l’ordre doivent redoubler d’efforts sur cet axe en poussant les conducteurs à respecter le code de la route, même si les routes sont très étroites », a-t-il indiqué. Pour Modou Ndiaye, du syndicat des chauffeurs, « les camions n’ont pas de parking et les chauffeurs n’ont pas d’aire de repos. Raison pour laquelle, les accidents sont très nombreux à cause de la fatigue des chauffeurs. Pour Mamadou Diagne, du Syndicat des routiers du Sénégal : « Notre seul souci c’est d’être laissés pour compte ». Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas assurés. Raison pour laquelle, nous demandons d’être édifiés dans le programme ». Ce dernier n’a pas hésité à dénoncer l’étroitesse des routes, qui, depuis 1960 a nos jours, ont gardé la même largeur. Toutes ces solutions qui ont été retenues, vont concerner également les conducteurs de deux roues.

 

Par Idrissa NIASSY/senpressenet@gmail.com

 

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