MAÎTRE OUMAR YOUM SUR LE PARRAINAGE:« Il n’est fait contre personne, mais… »

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Président du Mouvement 2MN « Macky Mo Niou Nior », Cheikh Mbacké Sakho, conseiller spécial du président de la République chargé des affaires religieuses, a marqué un coup le samedi dernier en organisant avec les cadres dudit mouvement et ceux du pouvoir un panel sur le parrainage. Cette rencontre de haute facture avait pour but d’édifier le peuple sénégalais sur le vrai sens du parrainage qui divise la classe politique sénégalaise.

Un panel sur le parrainage qui est une question brûlante de l’actualité sénégalaise a été tenu le samedi dernier à Dakar sous l’initiative du Mouvement « Macky Mo Niou Nior » (2MN) et animé par le professeur Mbaye Thiam. Me Oumar Youm, Directeur de cabinet du président Macky Sall, ayant pris part à ce forum sur la question lancinante, a fait savoir qu’il n’est fait contre personne, mais pour rétablir la justice et l’égalité entre les candidats. « Ce parrainage encore une fois, n’est fait contre personne. Il vient rétablir la justice et l’égalité entre les candidats et mettre fin à la discrimination entre les candidats présentés par les partis politiques et les indépendants », a-t-il expliqué. Selon lui, comme  le parrainage repose sur des bases scientifiques, sociologiques, juridiques, politiques et démocratiques, pouvant permettre de rationaliser notre jeu démocratique, d’avoir une démocratie mature et moderne, si rien n’est fait, dira-t-il, « nous allons droit au mur ». « Et les élections législatives ne nous démentiront pas avec les 24 listes », avant de préciser : « Il ne faut pas s’étonner qu’on se retrouve en 2022, avec plus de 85 listes ». Ce qui rendrait la démocratie impraticable au Sénégal, avec une prolifération de candidatures. Toujours dans son réquisitoire, il a fait part que les élections législatives dernières ont coûté à l’État du Sénégal plus de 15 milliards F CFA avec 47 listes confectionnées. « Pour préserver notre démocratie, donner aux citoyens les moyens de faire des choix dans les conditions convenables, il nous faut aller vers ce système de parrainage qui n’est pas une création du président, mais un mécanisme de régulation », a déclaré le Directeur de cabinet du président de la République. Avant d’ajouter sans risque de se tromper que « le parrainage va faciliter le vote, mais aussi il  permettre de gagner du temps et de l’argent contrairement à ce qui se faisait depuis ». Ce dernier a profité de rendez-vous qui a réuni presque tous les responsables politiques de la mouvance présidentielle, des membres d’une parie de l’opposition et de la société civile avant de s’attaquer à l’opposition dite « boycotteuse » qu’il accuse de vouloir « diaboliser » le président Macky Sall en essayant de le mettre en mal avec les populations.

Le parrainage n’est nouveau au Sénégal

Selon l’organisateur de ce colloque, à l’occurrence Cheikh Mbacké Sakho, la rencontre a été tenue pour plusieurs raisons. Il s’agit pour la plupart d’édifier, d’expliquer la population sénégalaise sur les tenants et les aboutissants du vrai sens du parrainage afin qu’elle puisse s’imprégner et l’adopter sans pour autant écouter ceux qui tentent d’orienter le débat sous des prétextes perfides. « Le parrainage n’est pas quelque chose de nouveau au Sénégal. Il faut que le peuple se l’imprègne pour le comprendre et éviter de tomber dans le piège de ceux qui pensent qu’il a été mis en place pour sanctionner certains candidats potentiels à l’élection présidentielle à venir », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Après cette rencontre, une tournée nationale sera organisée dans les foyers religieux pour expliquer aux khalifs généraux et autres chefs religieux et dignitaires la quintessence du parrainage, mais aussi leur demander des prières pour un Sénégal de paix et de stabilité ». Ce dernier a profité de cette rencontre pour inviter le peuple sénégalais surtout les jeunes d’éviter de tomber dans le piège des hommes politiques, parce que dit-il « ceux qui les poussent dans ce combat, leurs familles n’assistent jamais aux manifestions ».

Régulariser le système électoral

Le professeur Mbaye Thiam, animateur du panel, a lancé un appel pour une régularisation du système électoral. « Il faut régulariser le système électoral, parce qu’avec plus de 300 partis, il est impossible d’organiser des élections au Sénégal », dira-t-il. Avant de préciser : « Mais régulariser le système impose la relance du dialogue politique ». Ce que l’opposition n’est pas prête à faire. Pire encore, il y a une sorte de haine qui ne dit pas son nom entre les acteurs politiques. « Ôtes-toi de là que je m’y mette. Ce qui freine le dialogue politique ». Selon lui, même si le parrainage est une vieille histoire dans ce pays et qu’il même temps une bonne chose très pratique, il n’a pas hésité de dénoncer la discrimination à laquelle celle-ci est organisée, parce que dit-il, « c’est un mode de présélection » avant d’arriver à la sélection finale qui va se dérouler en 2019.

Idrissa NIASSY / senpressenet@gmail.com

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