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Traite des personnes : Le PROMIS pour aider cinq pays d’Afrique de l’Ouest à lutter contre cette pratique

L’Afrique de l’Ouest, particulièrement la zone sahélienne, est devenue depuis quelques années une zone affectée par le terrorisme et différentes formes de criminalité organisée notamment la traite des personnes et le trafic illicite de migrants. Pour faire face à ce phénomène afin de soutenir des pays d’Afrique de l’Ouest, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) a procédé hier au lancement du projet PROMIS.

Afin de soutenir cinq (5) pays d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Gambie, Mali, Niger et Sénégal) pour apporter une réponse à la traite des personnes et au trafic illicite de migrants basée sur les droits de l’homme, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Hcdh) ont procédé hier au lancement du projet PROMIS (Protection des migrants) financé par le Royaume des Pays-Bas et l’Italie. Cette initiative conjointe permet de répondre efficacement aux violations des droits de l’homme en lien avec la migration irrégulière. Selon la représentante régionale adjointe de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Chantal Lacroix, ce projet qui vise à renforcer les capacités des pays d’Afrique de l’Ouest à développer une réponse au trafic illicite de personnes, prévoit au niveau national d’appuyer la capacité de détection, d’enquête et de poursuite en matière de lutte contre cette pratique néfaste, à la fois en apportant une assistance législative aux États bénéficiaires. « En tant que gardien de la convention des Nation Unies contre la criminalité transnationale organisée, l’Onudc s’engage à aider les pays d’Afrique de l’Ouest à lutter contre ce phénomène et souhaite l’application de la nouvelle loi dans ces cinq pays », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « Une vision conscientisée sera développée face aux menaces causées par le trafic illicite des migrants en mettant en place une unité complémentaire et une approche guidée à la consolidation de l’application de la loi dans ces pays, tout en luttant contre toutes les formes de violences dont ils font objet ». Elle a fait part par ailleurs qu’un rapport fait par un consultant de l’Onudc entre septembre et décembre 2018, met en lumière cette situation actuelle dans plusieurs régions du Sénégal notamment Thiès, Tambacounda, Saint Louis les dossiers relatifs à la poursuite devant les tribunaux des cas de trafic illicite de migrants. Chantal Lacroix s’exprimait en marge de l’atelier de lancement de consultation sur l’élaboration de la loi relative au trafic illicite de migrants qui a coïncidé au lancement du projet PROMIS au Sénégal. Abondant dans le même sens, Daniel Atchebro, représentant régional adjoint du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, de faire savoir que ¾ des migrants arrivés en Italie par voie maritime ont subi des violations. « Les Pays-Bas apportent une importance capitale à ce projet », a déclaré Théo Peters, Ambassadeur du Royaume des Pays- Bas à Dakar. Selon lui, la protection des droits humains doit s’appliquer a tous.
Pour Modou Ndiaye, secrétaire permanent de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées, « cette question nous interpelle tous et nous permet de relever le défi de la persistance de ce phénomène ». Selon lui, un cadre juridique solide sera soumis à l’autorité, dans le but d’approfondir les connaissances.

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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