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Maladies chroniques : Le diabète et l’hypertension prennent de l’ampleur au Sénégal

Les maladies non transmissibles, notamment le diabète et l’hypertension artérielle sont en nette progression au Sénégal. L’enquête Steps menée en 2015, a démontré l’ampleur de ces maladies avec des taux de prévalence assez élevés de 3,4 % pour le diabète et de 24 % pour l’hypertension artérielle.

 

En Afrique et plus particulièrement au Sénégal, les Maladies non transmissibles (Mnt), représentent une menace de santé publique. Selon l’enquête Steps réalisée en 2015, au Sénégal, la prévalence du diabète est de 3,4 % et évolue selon l’âge. Elle augment avec l’âge et est supérieure à 5 % au-delà de 45 ans. Pour l’hypertension artérielle qui peut causer des Avc, la prévalence est estimée à 24 %. Là où les maladies non transmissibles sont responsables de 41 % des décès dans ce pays. Selon Dr Aloyse Waly Diouf, Directeur de cabinet du ministre de la santé, « devant ces chiffres, il est important de mettre en place des stratégies e lutte contre ces Mnt qui vont reposer essentiellement sur la prévention et la prise en charge précoce des cas dépistés. Il s’exprimait en marge de la remise de matériel médical destiné à renforcer le plateau technique de six (6) Cliniques du diabète et de l’hypertension artérielle (Cdy) existantes ainsi que celui de leurs centres satellites. Cette remise est organisée dans le cadre d’une nouvelle convention de partenariat de trois (3) ans signé entre le ministère de la Santé et le Sanofi, qui va permettre de créer dans les structures de santé retenues des unités de prise en charge du diabète et de l’hypertension artérielle. À cet effet, neuf (9) cliniques ont été installées dans les régions de Dakar (Centre de santé Philippe Maguilène Senghor et Mame Abdou Aziz Sy des Parcelles assainies), Thiès (hôpital Saint-Jean de dieu, Centre de santé de Mbour et Poponguine, Diourbel (Centre de santé de Diourbel et hôpital Matlaboul Fawzaini), Matam (hôpital régional de Ourossogui) et Ziguinchor (hôpital régional de Ziguinchor) qui vient d’être impliqué dans ce projet d’une grande envergure pour sauver des vies humaines. Ainsi, ce matériel d’une valeur de plus de 28,3 millions F CFA, dira Dr Aloyse Diouf, « va grossir le rang de matériel déjà existant » dans les structures sanitaires. Prenant la parole, Abderrahmane Chakibi, Directeur général de Sanofi pour le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, a fait savoir qu’il est temps d’agir, parce qu’« il est inadmissible que des personnes meurent encore de complications liées au diabète et à l’hypertension artérielle ». Et de poursuivre : « En tant qu’acteur de santé nous avons la responsabilité d’agir aux côtés des institutions de santé en tant que partenaire pour les accompagner dans leur défi de réduire l’impact des maladies chroniques dont le diabète et l’hypertension artérielle sur nos populations ». Ce dernier a fait part par la suite que ce matériel mis à la disposition des cliniques, servira à améliorer les données, la formation des professionnels, la sensibilisation, l’éducation et le suivi des patients en étroite collaboration avec la Division du système d’information sanitaire et sociale.
Dr Amy Ndao Fall, responsable médicale santé globale pour l’Afrique Sanofi, dans son allocution a déclaré que la création du département qu’elle dirige est de permettre à la population mondiale d’avoir accès à des soins de santé abordables. « Notre vision repose à la fois sur nos atouts présents et à venir tant dans les maladies infectieuses, comme la tuberculose, le paludisme, les Maladies tropicales négligées que les Maladies non transmissibles dont le diabète, les maladies cardiovasculaires, mentales et l’épilepsie », a-t-elle indiqué.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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