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Présidentielle 2019 : Les candidats interpellés sur le financement de l’éducation et de la formation

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), dans le but d’amener les candidats à s’approprier les enjeux et priorités de financement du secteur de l’éducation et de la formation, a organisé hier, en partenariat avec le Forum civil et l’Ong 3D, une session d’interpellation citoyenne à ces derniers. Cette rencontre devrait permettre de mieux recueillir leurs engagements de financement pour un système éducatif stable et performant.

 

Les représentants des cinq candidats à la présidentielle du 24 février 2019, étaient tous présents hier à Dakar, à la session nationale interpellation citoyenne organisée par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), en partenariat avec le Forum civil et l’Ong 3D. De la Coalition Benne Bokk Yakaar (Bby), en passant par celle de Madické 2019, Idy 2019, jusqu’à la Coalition Sonko 2019 et le Pur du Professeur Issa Sall, leurs représentants ont la peine d’assister à cette séance de questionnements pour donner leurs points de vue sur le financement de l’éducation qui est un droit pour tous et de la formation. Cette noble initiative qui a pour thème : « Quels engagements de financement pour une éducation/formation de qualité, inclusive et accessible à tous ? », vise à partager avec les candidats les enjeux et priorités de financement du secteur de l’éducation et de la formation. Mais aussi, elle vise à recueillir auprès des candidats leurs engagements de financement pour un système éducatif stable et performant. Comme chaque Coalition a dans son programme une partie réservée à l’éducation, celle de Bby sur son interpellation, sous forme de questionnements, a fait savoir qu’elle ne ménagera aucun effort pour créer davantage les conditions d’inclusivité afin de ne laisser aucun enfant sur le trottoir. Mais, ceci passera par la mise en œuvre d’un modèle de gouvernance qui va permettre la mise en place d’une école de la réussite pour que chacun puisse y accéder et y réussir. Pour les jeunes vivants avec un handicap, des dispositifs ont été créés pour leur prise en charge. Pour Ibrahima Diassé de la Coalition Madické 2019, « nous sommes prêts d’apporter des solutions sur le plan éducationnel que sur la démocratie. Dans notre programme ‘’Diam Ak Khéweul’’, l’éducation a une place de choix ». Cette Coalition a décidé d’aider les enfants à promouvoir une éducation de qualité, avec l’intégration des daraas dans le système éducatif national, en supprimant le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et d’autres institutions budgétivores pour payer la dette des enseignants qui s’élève à plus de 70 milliards F CFA. Abondant dans le même sens, le représentant de la Coalition Idy 2019, Abdourahmane Diouf, a fait part que leur programme prend l’ensemble du cursus scolaire de la maternelle au doctorat. « Nous allons travailler avec les Ong, les Syndicats et toutes les Associations qui s’activent dans le secteur de l’éducation afin de rendre plus fluide les différents stades de l’enseignement », a-t-il déclaré. Ce dernier a ensuite annoncé, en ce qui concerne la dette, elle sera résorbée en deux ans. Mais aussi, il est prévu d’universaliser l’accès à l’enseignement maternel, de décongestionner, d’anticiper et de déverrouiller tous les enjeux du système afin de permettre à l’enseignement obligatoire jusqu’à 16 ans d’être une réalité.
Introduction des langues nationale dans le système
Madièye Mbodji, représentant de la Coalition Sonko 2019, dans leur pacte social pour l‘enfant, est largement revenu sur la suppression des institutions budgétivores, Comme le Haut conseil des collectivités territoriale (Hcct) et du Cese afin de récupérer 15 milliards F CFA, tout en respectant l’ensemble des accords signés. « Cet argent servira à financer les secteur prioritaires comme l’éducation, a-t-il dit. Avant d’ajouter : « Les langues nationales seront introduites dans le système éducatif, si une fois notre candidat est élu, de même que l’enseignement religieux ». Pour les enfants qui ne sont hors du système, précise-t-il, une alphabétisation universelle se fera. Pour les filles, elles seront incitées à participer à la gouvernance scolaire pour un modèle de réussite des filles. Emboîtant le pas, Mbacké Gueye du Pur dont le programme « Pur 100 », la vision est principalement axée sur l’homme, le nombre d’abris provisoires seront identifiés et remplacés par des écoles, tout en incluant l’enseignement des daraas traditionnels pour enrayer le phénomène des enfants de la rue. Des contrats seront mis en place par l’État pour tout promoteur souhaitant mettre en place un réseau d’écoles ou d’instituts. « La formation professionnelle et disciplinaire sera exigée à deux ans après le Bac pour les enseignants de la maternelle au primaire. Pour le moyen, il faut la licence.
L’Ucad salue cette initiative
À l’Université Cheikh Anta Diop, où la campagne électorale bat son plein, cette initiative est saluée par les étudiants à l’image d’Abdoulaye Diagne, coordonnateur du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer). « Cette interpellation citoyenne peut faire la promotion d’une éducation publique de qualité », a-t-il déclaré. Il procédait au lancement de leur campagne électorale pour conscientiser les étudiants de Claudel sur les réalisation du président sortant Macky Sall dans l’espace universitaire. « Les étudiants disent oui à Macky 250 et vont voter pour lui. Il doit aller se reposer, parce que les étudiants vont voter pour lui ». D’importants tickets de restauration ont été distribués à cette occasion aux étudiants pour leur permettre de se restaurer gratuitement ce jour. Après Claudel, ce même travail se fera au campus social, ainsi qu’aux Rond-point Sham, Bourguiba, Liberté 6 et les quartiers périphériques pour des visites de proximité.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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