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PRISE EN CHARGE DES ADOLESCENTS ET JEUNES:Le faible budget alloué à la santé handicape cette cible vulnérable

 

La santé sexuelle des adolescents et des jeunes qui est un sujet tabou en Afrique en général et au Sénégal en particulier, pose un réel problème de santé publique. La faible prise en charge de cette couche vulnérable est due pour la plupart à la faiblesse du budget alloué à la santé en 2017, mais aussi au manque de politiques et programmes  à cette cible.

Représentant plus de la moitié de la population en Afrique en général et au Sénégal en particulier avec plus de 62 %, les jeunes sont exposés à des problèmes de santé de plusieurs ordres. Ce qui ne facilite pas leur prise en charge en santé sexuelle. Ils sont confrontés également à des problèmes d’accessibilité physique, financière, socio-culturelle aux services en Santé  sexuelle et reproductive (Ssr). Mais aussi, ils sont victimes du manque d’informations fiables sur la Ssr, la précocité des rapports sexuels, le mariage précoce, les abus sexuels et viols qui leur portent préjudice. Mais, pour Dr Marie Louise Corréa, présidente nationale de l’ASBEF, le problème. Selon elle, la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes (Sraj) est le parent pauvre à cause du faible budget alloué à la santé l’année dernière. « Seuls 5% du budget est consacré à l a santé en 2017. Face à ce contexte peu reluisant, elle lance un appel aux Ce qui est insuffisant pour une bonne prise en charge de toutes les couches », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « L’État doit accroître la perception positive, tout en mettant en place une attitude favorable de politique à l’accès des jeunes au service de Sraj y compris la planification familiale. Mais également il doit promouvoir l’engagement des décideurs  dans la prise en charge de la santé des jeunes notamment à travers l’accroissement des budgets nationaux alloués  à la santé Sraj. Dr Marie Louise s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement de la campagne de communication sur la Sraj organisée par l’ASBEF à travers son programme « Voix pour la santé » en partenariat avec le ministère de la Santé, Ppg et Unfpa. Placée sous le thème « La santé de la reproduction des adolescents/jeunes et capture dividende démographique : Enjeux et défis » revêt d’une importance capitale. Pour Ousmane Faye, représentant Assistant de l’Unfpa, « le Sénégal ne pourra s’engager sur la voie de l’émergence que lorsque les jeunes seront en bonne santé, instruits, bien formés, et équipés afin de constituer une main d’œuvre hautement productive qui répond aux exigences du développement économique et social du pays ». Selon lui, cette cible est confrontée à de nombreux défis, comme la fécondité élevée. « 18,6 % des adolescents de 15-19 avaient déjà commencé leur vie procréative, avec un taux de grossesses de 19 % chez les adolescentes dont 24 % de mariées et 75 % de célibataires », a-t-il fait savoir, tout en précisant que la vulnérabilité des adolescentes jeunes est accentuée par la persistance des pratiques néfastes à l santé des femmes qui contribuent également de façon non négligeable à la mortalité maternelle. Thérèse Faye Diouf, Directrice Agence case des tous petits est la marraine de cette  campagne de communication.

Idrissa NIASSY /senpressenet@gmail.com

 

 

 

 

 

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