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CONFÉRENCE DES PARTIES SUR LE CLIMAT : Une rencontre truffée de difficultés

Le gouvernement du Sénégal à travers le ministère de l’Environnement et du Développement Durable, a procédé hier à la restitution des résultats de la 24ème Session de la Conférence des parties (Cop24) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (Cc). Même si cette rencontre tenue du 02 au 14 décembre 2018 à Katowice (Pologne) a été très difficile avec des points de vue de divergence assez nombreux, beaucoup de décisions y ont été prises.

 

La Conférence des parties (Cop24) sur le climat, tenu du 02 au 14 décembre 2018 à Katowice (Pologne), a été très difficile avec des points de divergence assez nombreux et profonds entre les protagonistes qui y ont pris part. Selon Madeleine Diouf Sarr, chef de la Division des Changements climatiques à la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec), excepté la question des mécanismes de marché, reporté à la Cop25, les pays sont parvenus à surmonter leurs divisions pour se mettre d’accord sur des règles de mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat qui entrera en vigueur dès 2020. Parmi ces mesures prises durant cette conférence de deux semaines, il a été retenu un changement de la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, en faisant de sorte que la température ne dépasse pas 2° C d’ici 2050. Cette dernière a fait comprendre à qui veut que le changement climatique c’est beaucoup d’opportunités financières à travers le carbone. « Avec l’accord de Paris, le marché sera plus élargi et beaucoup plus effectif, avec l’implication des collectivités territoriales », a-t-elle déclaré. Avant d’insister : « Les États devraient veiller à leurs intérêts avec l’accord de Paris ». Ainsi, durant cette Conférence des parties, des points majeurs ont été retenus dont l’opérationnalisation du cadre de transparence à travers une explication de la manière avec laquelle les pays fourniront des informations sur leurs Contributions déterminées au niveau National (Cdn). Mais aussi il s’agit de la nécessité de prévisibilité de la finance climatique et rapportage régulier qualificatif et quantitatif sur ces financements tous les deux ans à partir de 2020, de l’évaluation des besoins des Parties en matière d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques afin de déterminer les ressources financières adéquates à mobiliser pour leur prise en charge. Et enfin, les modalités d’établissement du bilan mondial et de l’efficacité de l’action pour le climat en 2023 et les modalités d’évaluation des progrès en matière de développement et de transfert de technologie.
Pour Cheikh Dieng, Directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, ces deux semaines de négociations intenses sur la Cop24 ont permis de mettre en œuvre un accord communément nommé « Paquet de Katowice », contenant les règles d’application de l’Accord de Paris. « Parmi les éléments clés du Paquet de Katowice figure le cadre de transparence détaillé, qui est destiné à promouvoir la confiance entre les pays en expliquant comment ces derniers devront communiquer les informations sur leurs plans d’actions nationaux, aussi bien en termes d’atténuation que d’adaptation aux changements climatiques », a-t-il expliqué, même si les négociations ont buté sur les questions relatives aux finances et aux mécanismes de marché carbone.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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