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SYSTÈME ÉDUCATIF : L’aspect environnement jugé très minime à l’école

Dans le but de vulgariser l’éducation environnementale surtout la biodiversité à l’école, l’Association « Biodiversity For Peace (B4P) », qui veut dire la nature au service de la paix en Français, va lancer prochainement la phase pilote dudit projet à Bambey. Il va permettre d’enseigner aux élèves ce que c’est l’environnement et comment lutter contre la pauvreté des jeunes et améliorer leur développement personnel.

 

La place de l’environnement est très minime dans le système éducatif sénégalais. Et les programmes ne tiennent pas en compte cet aspect du fait que les cours ne suffisent pas pour prendre en charge cette question. Ces propos sont de Fatimatou Ndiaye, Directrice exécutive de l’Association « Biodiversity For Peace (B4P) », en Français « La nature au service de la paix ». Selon elle, pour impulser une dynamique de changement au sein de l’école et de la communauté, « il est temps de passer à la pratique », car, précise-t-elle, « l’aspect environnement est un levier important de transformation des liens sociaux au sein et autour de l’école ». Ce manque d’éducation environnementale a provoqué en grande partie la destruction des forêts et du cadre de vie de certains lieux, provoquant ainsi l’élimination de la biodiversité. Pour remédier à tous ces problématiques, il est prévu la création d’espaces de biodiversité pour enseigner les élèves ce-que c’est. Et ce travail passera inéluctablement par la mise en œuvre d’un projet dénommé « Biodiversité à l’école » dont le lancement de la phase pilote se fera à Bambey. Le choix de cette localité, note-t-elle, n’est pas fortuit. « C’est une localité qui réunit le Centre national de recherche agronomique, l’Université rural de Bambey et le Centre des cadres ruraux qui est un partenaire technique de ce projet », a-t-elle expliqué. Pour vulgariser le projet et de rendre effectif, le lycée de Bambey a attribué 800 m2 pour la création d’espaces de biodiversité avec des pompes comestibles afin d’améliorer les relations sociales, la responsabilité individuelle du fait que chaque élève aura une portion à gérer. « Mais aussi, la responsabilité est collective pour lutter contre la pauvreté », a-t-elle fait savoir. Avant d’annoncer : « Nous avons l’ambition de créer une cantine scolaire pour aider les jeunes et les parents qui sont dans des difficultés à payer les fournitures scolaires, les inscriptions à partir de ce projet de biodiversité où des plantes comestibles seront plantées ». Des lycées de Kaolack, Fatick, Diourbel, Thiès et Dakar sont concernés par ce projet qui va permettre la formation de 1 000 relais. Mais dans un premier temps, cette formation va concerner 100 jeunes qui vont démultiplier auprès de leurs pairs, dans les quartiers, leurs familles et les « Bajenu Gox » pour que toute la communauté puisse porter ce message de la prévention de la violence, l’épanouissement du choix professionnel et la lutte contre la pauvreté. Ainsi, pour proposer un accompagnement simple et efficace, « Biodiversity For Peace » va s’appuyer sur quatre grands axes dont la finalité est le bien-être de l’individu pour une culture de la non-violence, en passant par des ateliers destinés aux écoles, notamment via l’activité « Adopte une plante », des ateliers interactifs autour de la nature et de la biodiversité destinés à tout public, jusqu’à la création de collectifs de quartiers pour construire de nouvelles pratiques autour de la nature entre voisins pour l’amélioration du vivre ensemble et la formation de jeunes adultes pour transmettre les valeurs du mieux vivre ensemble. À travers ce projet, il est recherché également la mise en place d’un Comité scientifique qui va vérifier la scientificité et la faisabilité de toutes les actions du projet

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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