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Assainissement de la ville de Tamba : Le projet estimé à 7.383.330.337 de francs CFA lancé hier par le DG de l’Onase

Parmi les 30 quartiers que compte la commune de Tambacounda, 6 quartiers à savoir Liberté, Gouye, Médina Coura, Camp Navétane Salikéné, Dépôt sont concernés par ce projet pilote du «programme d’assainissement de 10 villes ». Ce programme dont la cérémonie de lancement a eu lieu cet après-midi du mercredi 16 janvier 2019 devant le complexe DIDEC sis au quartier Médina Coura en présence du gouverneur de la région El hadj Bouya Amar, du maire de la commune du Directeur général de l’ONAS et des délégués des quartiers concerne 10 villes du pays que sont: Matam, Louga, Saint Louis, Kaolack, Rufisque, Ville de Pikine, Touba, Dakar, Tivaone et Tambacounda.

Le coût global du projet est estimé à 7.383.330.337 francs CFA. Ce projet financé par l’Etat du Sénégal et la Banque Ouest Africaine (BAD) de Développement a pour objectif d’améliorer de façon significative les conditions de vie et de santé des populations.
Les travaux consistent à fournir et à poser 52 km de réseaux d’assainissement, la réalisation de 1500 branchements domiciliaires à l’égout, réalisation d’une station de pompage, construction d’une station d’épuration, une station de traitement des boues de vidange et enfin la construction de 50 édicules scolaires.
L’accès de 18.000 personnes à un assainissement adéquat, l’amélioration de l’environnement des quartiers du projet, l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène par les bénéficiaires du projet, participation à la création d’emploi et la contribution à la création de richesses additionnelles sont les impacts du projet qui va durer pendant 9 mois, selon Lassana Sakho le DG de ONAS.
Selon le maire Mame Balla Lo depuis l’indépendance, la ville de Tamba n’a jamais bénéficié un projet pareil. Il souligne que ce projet vient en son temps «car pour lui cela va mettre fin aux nombreux fosses septiques qui se trouvent partout dans les rues, grâce aux branchements domiciliaires à l’égout ».
Le défi majeur qui doit être relevé consiste l’entretien de cet ouvrage. Pour le magistrat de la ville l’accent sera mis sur la sensibilisation. «Si l’État injecte une somme colossale pour un ouvrage pareil et pour le bien des populations en retour ces derniers doivent relever le défi de l’entretien, dit le gouverneur». Et ce dernier d’exiger de la rigueur et même des sanctions à la clé car toujours selon le gouverneur l’entretien de ces ouvrages vont attirer beaucoup plus de projets et programmes vers la commune et une meilleure manière de montrer à l’ONAS que Tambacounda est engagé dans le domaine de la santé la bataille du paludisme aussi est gagné avec l’éradication des eaux usées dans ces quartiers ciblés». Pour Lassana Sakho, «Tambacounda est en train de sortir de l’exclusion, la région était abandonnée et ce sont les immigrés qui prenaient tout en charge et c’est depuis 2012 que les choses ont commencé à changer». « C’est une révolution égalitaire qui est en train de naître», conclut M. Sakho.

Mamoudou SAMOURA/Senpresse.net

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