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Mame Thierno Dieng sur la destruction de la bande des filaos: «Ceux qui les ont abattus sont en conformité avec la loi»

La bande des filaos qui a été implantée mécaniquement arbre par arbre en 1948, sur 450 Km de Saint Louis à Dakar, est aujourd’hui très menacée. Les populations de Guédiawaye, Yeumbeul et Malicka assistent difficilement à la disparition de cette forêt classée. Mais pour le ministre de l’Environnement ceux qui les abattent sont en règle.

 

Le ministre de l’Environnement et du développement Durable (Medd) Mame Thierno Dieng, a levé hier un coin du voile concernant la bande des filaos que d’aucuns pensent qu’elle est agressée pour servir de logements aux magistrats et autres agents des Impôts et Domaines. Pour lui, beaucoup d’amalgames existent sur ce dossier qu’il faut éclairer. Raison pour laquelle, il fait comprendre à qui veut que « les gens qui les ont abattus sont en parfaite conformité avec la loi et les exigences du code forestier ». Avant d’apporter des clarifications sur le rôle de cette bande : « Elle n’a pas pour vocation de s’opposer à l’érosion côtière, mais de fixer les dunes de sable et de protéger la cuvette maraîchère d’où proviennent toutes les légumes de la zones des Niayes ». Selon lui, « l’érosion côtière doit être combattue par d’autres moyens qui sont en train d’être mis en œuvre », mais pas par cette bande de filaos. « Aujourd’hui, tous ceux qui sont en train d’aménager sont en conformité avec la loi. Et tous les gens qui le font en dehors de la loi ont été sanctionnés ». Il s’exprimait en marge de la première édition du don de sang organisé par l’Amicale des chauffeurs de l’administration sénégalaise dont il est le parrain pour recadrer les choses et préciser qu’aucun promoteur privé, ni public ne dispose aujourd’hui de 1 cm2 dans cette zone qui est en train d’être aménagée. « Notre responsabilité est faire en sorte que nos décisions soient conformes à ce que la loi soit respectée, même s’il y a quelque part des failles notées de l’administration sénégalaise sur les terrains octroyés aux agents des impôts et domaines et des magistrats », a-t-il déploré. Revenant sur l’événement du jour, ce dernier de faire savoir que dans le don de sang il faut retenir deux leçons à savoir la responsabilité et le patriotisme. « Le don de sang à deux bénéfices celui médical et physiologique pour celui qui donne le sang, mais aussi il sauve des vies ». Avant de rappeler que les premières circonstances dans lesquelles on a besoin de donner du sang ce sont les accidents de la voiture dont les plus impliqués sont les chauffeurs surtout ceux de l’administration à qui on soumet un volume de travail très élevé.
Pour le président de l’Amicale des chauffeurs de l’administration du Sénégal (Acad), Makhtar Gueye, le corps professionnel qu’il dirige doit contribuer à sauver des vies dans ce pays, du fait qu’ils sont le plus impliqués dans les accidents de la circulation. Cette association qui compte 574 membres, dira-t-il, ne ménagera aucun effort pour atteindre non seulement l’objectif fixé qui est de 150 poches de sang, mais pour pérenniser cette action.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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