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Ousmane Sonko sur le discours à la nation : « Avec Macky Sall je n’ai jamais faim… »

Le leader de Pastef les patriotes, Ousmane Sonko, était l’invité de Pape Alé Niang sur le plateau de la 2 STV pour se prononcer sur le discours du président Macky Sall. Mais aussi, il a été interpellé sur les changements qu’il va apporter une fois élu au soir du 24 février 2019.

 

«Avec Macky Sall je n’ai jamais faim d’entendre des choses nouvelles. Il n’a pas répondu à l’attente des Sénégalais. Ces propos sont d’Ousmane Sonko tenus après le discours à la nation du chef de l’État Macky Sall ce 31 décembre 2018 », entonne en substance le candidat de Pastef. Selon lui, le président de la République a fait un discours d’une trentaine de minutes pour ne parler que de son bilan alors que le peuple l’attendait sur des questions plus saillantes. Dans beaucoup de domaines qu’il a traité, comme l’agriculture, le peuple est resté à sa faim avec le projet de l’usine de dessalement de l’eau de mer qui était annoncé depuis 2014, sans compter la création de 150 projets d’agrégation filière à haute valeur ajoutée et l’élevage où l’objectif a été détourné avec le manque de valeur ajoutée. Pou réussir dans ce domaine, précise-t-il, Macky devait développer trois à quatre corridors céréaliers en orientant des agriculteurs dans cette filière. Dans son Plan Sénégal émergent (Pse) lancé en 2014, Macky avait mis l’accent sur le taux de croissance qui a connu une nette hausse. Mais malheureusement, dit-il, « cette croissance n’est pour les Sénégalais. Elle est n’est inclusive ». Elle profite aux investisseurs étrangers. Avant d’ajouter : « en 2017, ils avaient prévu un taux de croissance de 8 % qu’ils n’ont pas atteint. Finalement, on s’est retrouvé avec un taux de 6,8 % ». Pour que le taux de croissance nous revienne, il doit être porté par le maximum de Sénégalais. Parlant de l’industrialisation, ce dernier d’être catégorique : « Il n’y a jamais eu de projet industriel dans la gouvernance de Macky Sall », tout en précisant qu’il n’y a pas un pays dans le monde qui s’est développé sans une industrie solide. « Cette industrie sera notre maillon fort », a-t-il éclairé. Sur la pêche, ce dernier de préciser : « Il nous faut d’abord mettre en place des industries de transformation halieutique ». Et de corser le ton : « Nous n’allons plus accepter que des bateaux viennent pêcher jusqu’à 12 000 miles sur nos côtes, avec des moyens de surveillance innovants, tout en renforçant les capacités avec l’accompagnement d’un système d’agrégation. « En matière de mines, la relance du fer de la Falémé dont l’exploitation était prévue est toujours dans les tiroirs. Sur le plan des infrastructures, le chemin de fer Dakar-Tambacounda-Kédougou-Bamako qui était prévu, ainsi que le port sec de Kaolack tardent à voir le jour alors qu’ils faisaient parties de la première phase du Pse. « Le régime a préféré mettre 1200 milliards F CFA sur le Ter alors qu’en terme d’apport économique d’incidence avec le nombre de gares que le chemin de fer allait desservir et le transport de marchandises ont plus d’impact économique et d’autres projets qui tardent à voir le jour », a-t-il signalé. « Au moment de faire le bilan sur la base des projets, on devait savoir où on en est », a-t-il insisté. Avant de faire savoir : « Quand je serai élu à la tête de la nation, au soir du 24 février prochain, je vais me focaliser d’abord sur les indices de développement humain qui sont devenus aujourd’hui les indices de développement durable. Ensuite, nous allons renégocier tous les contrats signés avec les entreprises étrangères. Après, on va changer de monnaie en créant une monnaie qui sera adaptée à l’économie de toute la communauté de la Cedeao avec des critères de convergence et de croissance. « Pour cela, la France est appelée à quitter le Conseil d’administration et on ne va plus la remettre les 50 %. La politique économique que nous voulons mener au Sénégal ne concorde pas avec le Franc CFA. Nous allons inverser la tendance. C’est un processus que nous allons élaborer en prenant toutes nos responsabilités », a réitéré M. Sonko.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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