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Autosuffisance en riz : l’État atteint la barre fixée de 1millions de tonnes de production

Le Sénégal qui était à une production annuelle de 400 000 tonnes de riz il y a quelques décennies, est passé à une vitesse supérieur en fixant la barre très haute. Ce qui lui a permis d’atteindre le niveau de plus de 1 million de tonnes de production depuis quelques années. Tous ces efforts pour atteindre cette performance sont de l’État du Sénégal qui n’a ménagé aucun effort pour l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance en riz.

Depuis quelques années, le gouvernement du Sénégal, soucieux de l’importance, sans cesse grandissante du riz dans l’économie et la société sénégalaise, a accordé à la chaine de valeur riz une attention toute particulière. Pour mieux prendre en charge les enjeux liés au riz, en mettant en place le Programme national d’autosuffisance en riz, version rizicole du Pracas, qui lui a permis d’atteindre une production de plus de 1 million de tonnes depuis quelques années, le gouvernement a mis les bouchers doubles pour l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance. Selon Samba Ndiombène Ka, Directeur général de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des Vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed), « l’ambition clairement exprimée est de conduire le pays vers l’autosuffisance, dans les meilleurs délais ». Pour cela, dira-t-il, « le Sénégal compte s’appuyer dans cette perspective sur la riziculture pluviale, mais surtout irriguée ». La Vallée du fleuve Sénégal (Vfs) étant la première zone de riziculture irriguée, « il s’avère nécessaire d’étudier les voies et moyens pour y développer et rendre durable la pratique de la riziculture ». Le Dg de la Saed s’exprimait en marge de l’atelier de validation du Plan directeur pour le développement de la riziculture dans la Vallée du fleuve Sénégal (2018-2027) tenu à Dakar. L’objectif global de cette rencontre est de valider le rapport du Plan directeur pour le développement de la riziculture dans la Vallée du fleuve Sénégal, de manière concerté et participative, avec les acteurs du développement de la filière riz, les structures techniques et les partenaires techniques et financiers, comme la Jica. De manière spécifique, il s’agit de partager le contenu du plan, de recueillir les observations et suggestions visant l’amélioration du document, tout en recueillant l’avis des partenaires. Ousseynou Ndiaye, président du Comité de l’interprofession de la filière riz au Sénégal, prenant la parole a fait part que la filière riz se porte très bien au Sénégal. « Elle évolue très positivement aujourd’hui », a-t-il déclaré. Avant d’affirmer : « Ce qui importe c’est de défendre les intérêts de la filière, assurer la promotion du riz local et essayer de voir dans quelle mesure atteindre les objectifs de l’autosuffisance en riz au Sénégal ». Mais aussi, il s’agit de défendre les intérêts des acteurs de l’ensemble de la filière riz où une évolution nette a été connue dans la Vallée du fleuve Sénégal, avec une amélioration de son environnement, une bonne commercialisation du riz local avec une augmentation de la base productive accompagnée d’une bonne réalisation pour l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance en riz. « Nous sommes en train de promouvoir pour essayer de voir aussi dans quelle mesure lever toutes les contraintes dont sont confrontés les producteurs dans le développement de la riziculture notamment les aménagements, le décorticage pour avoir un riz de qualité afin de mieux le vendre », a réaffirmé M. Ndiaye. Sur ce plan, précise-t-il, « les choses ont beaucoup évolué », parce qu’avant on mettait sur le taux de décorticage 70 % riz brisé et 30 % riz entier. Mais avec l’amélioration du plateau technique pour les rizeries, aujourd’hui la tendance est renversée. « Maintenant c’est 70 % riz entier et 30 % riz brisé », souligne-t-il. Ce qui a amené aujourd’hui les producteurs à satisfaire la demande en riz entier au niveau national, jusqu’à demander une suspension des importations sur le riz entier. « Nous allons dans le sens pour travailler pour l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance en riz », a-t-il indiqué.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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