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AGRICULTURE : 150 millions de dollars investis pour trois nouveaux projets

Dans le but de soutenir l’agriculture sénégalaise dans les six prochaines années, le Fonds international de développement agricole (Fida) compte investir plusieurs dizaines de millions de dollars dans ce secteur de l’économie. Mais aussi, il compte aider les petits paysans à vivre de l’agriculture.

 

Selon Benoit Thierry, représentant du Fonds international de développement agricole (Fida) au Sénégal, et Directeur Hub Afrique, après 40 ans de coopération avec le gouvernement du Sénégal, et après avoir financé durant les cinq dernières années le Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa), le Fida tend vers l’extension de ce projet. Pour cela, il compte mettre en œuvre pour les six (6) prochaines années avec le Cadre des opportunités stratégiques du pays (Cosop) 2019-2024, un investissement de 150 millions de dollars environ 82,5 milliards F CFA avec le soutien du gouvernement du Sénégal pour trois nouveaux projets. « Le premier sera signé d’ici la fin de l’année et couvrira les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « D’autres projets feront également l’objet de discussion et seront orientés principalement sur les jeunes et l’entreprenariat rural ». À cet effet, depuis des années le Fida a eu des expériences sur le terrain depuis Kaolack, Kaffrine et le Sénégal Oriental. Ces expériences très positives ont été mises à l’échelle avec le gouvernement du Sénégal d’une manière plus large à l’échelle nationale. Ce permet à ce nouveau projet d’être en phase avec le Plan Sénégal émergent (Pse) et le nouveau PRACAS. « Les deux autres concernent le Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa) sur l’Ouest du pays avec une extension dans les régions de Kaolack, Kaffrine, Fatick, Diourbel, et Louga et le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer) dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Kolda et Matam », a indiqué Benoit Thierry. Il s’exprimait en marge de l’atelier de validation du Cadre des opportunistes stratégiques du pays (Cosop 2019-2024) tenu à la Sphère ministérielle de Diamniadio. Il a pour objectif d’examiner et de valider, avec toutes les parties prenantes du développement rural, le COSOP-Sénégal qui identifie les investissements du Fida au Sénégal durant la période des six ans. Selon lui, ce programme donne une excellente assise et travaille déjà sur des centaines de villages dans des domaines très diversifiés, allant de la Casamance jusqu’aux zones sèches du Ferlo. À l’intérieur des régions-cibles, le projet définira également ses zones de concentration autour des bassins de production du Padaer/Pafa et avec comme cible les jeunes âgés de 15 à 35 ans ayant acquis une formation de base académique ou professionnelle, porteur d’une idée de projet soit pour démarrer une entreprise ou pour développer son propre entreprise. Mais Ce qui nous tient à cœur surtout le Fida, c’est que les petits paysans puissent vivre de l’agriculture.
Création d’un Hub Afrique de l’Ouest au Sénégal
Ce dernier a fait part par ailleurs, que le Fida, dans le cadre de sa 11ème reconstitution, a décidé d’accroître son efficacité et son efficience opérationnelles et de mieux adapter ses opérations aux pays dans lesquels il intervient, tout en accentuant son impact sur le terrain. Raison pour laquelle, il a décidé de créer un hub Afrique de l’Ouest qui s’étend à 7 pays Sénégal, Mauritanie, Cap-Vert, Gambie, Mali Guinée Bissau et Guinée Conakry. Ce siège permettra de renforcer ses réseaux de connaissances, définir une ligne stratégique, et de mettre en place des mécanismes de suivi et de contrôle efficaces au cœur même des systèmes et des procédures.
Promouvoir le développement économique
Pour Dr Dogo Seck, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, représentant le ministre occupé, le Cosop 2019-2024 vise de manière générale « à promouvoir le développement économique durable des exploitations familiales et des jeunes entrepreneurs agricoles dans les chaines de valeurs structurées et dynamiques ». Selon lui, le Sénégal a mis un accent tout particulier sur le développement du secteur pour rendre le milieu rural suffisamment attractif et incitatif par la promotion des exploitations familiales à travers une mécanisation adaptée, l’émergence d’entreprenariat agricole et rurale permettant une synergie intelligente entre les exploitations familiales et agro-business et une bonne implication des jeunes hommes et femmes dans le secteur agricole avec la mise en place de fermes et le renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux. Il a fait savoir ensuite que les dispositions ont été prises pour créer les conditions ayant permis l’amélioration de l’environnement de la production , l’amélioration de la base productive , l’augmentation de la production et de la qualité des produits à travers notamment la reconstitution du capital semencier , l’accès aux producteurs aux intrants semences et engrais, la mécanisation des opérations culturales de récoltes et post-récoltes et le renforcement des institutions de recherche de coincés agricoles et rurales et de formation , le renforcement de capacité des laboratoires pour l’analyse des résolus de périclites, l’analyse des aflatoxines et la teneur en vitamine A pour les produits qui ont une importance en matière d’exportation.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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