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Présidentielle 2019 : L’Usl sollicite à la Cour de la Cedeao de supprimer le parrainage

À quelques heures de la convocation du corps électoral par le président de la République Macky Sall, L’Union sociale libérale (Usl) que dirige Me Abdoulaye Tine est monté au créneau pour démonter le régime en place dans « sa politique de confiscation du pouvoir » à travers la loi 14/2018 portant révision de la Constitution. En conférence de presse, hier, elle interpelle la Cour de la Cedeao à dire la législation électorale et d’ordonner à l’État du Sénégal de lever tous les obstacles à une libre participation aux élections.

 

Après avoir présenté ses condoléances à la famille du défunt Sidy Lamine un monument de l’audiovisuel au Sénégal, rappelé à Dieu ce mardi vers les environs de 8 heures, et soutenu par des Coalitions de Partis, des Partis de l’opposition comme le Pds, le Bokk Gis Gis de Pape Diop, des syndicats et autres mouvements de travailleurs, Me Abdoulaye Tine, président de l’Union sociale libérale (Usl) constatant que l’heure est grave, a demandé à la Cour de justice de la Cedeao de supprimer le parrainage et de bien tenir informer sur toutes les décision de l’État du Sénégal à quelques heures de la convocation du collège électoral par le chef de l’État Macky Sall. « Il faut que la cour de la Cedeao se prononce de manière urgente sur cette loi, parce qu’il y a beaucoup d’actes illégaux », a-t-il déclaré. Selon lui, cette législation viole non seulement le statut de parti politique dans ce pays, mais pire, ils ne connaissent pas de même que les citoyens qui parrainent leur sort. « La loi relative au parrainage, en plus de nier leur statut, ôte aux partis politiques leur raison d’être même », a-t-il fait savoir. Comme toute accession au pouvoir doit se faire à travers des élections libres, honnêtes et transparentes, Me Tine d’appeler le régime en place à la raison et de veiller à l’intégrité des partis. « La loi sur le parrainage, non seulement, ne tire aucune conséquence du statut de parti politique, mais en plus, pose des règles qui entravent la participation des partis politiques sénégalais au processus démocratique telle qu’elle est garantie par les textes internationaux », a signalé le président de l’Usl, tout en rappelant que « dans l’histoire politique du Sénégal, il n’y a pas de petits ni de grands partis, sinon « Macky Sall ne serait pas président trois ans après la création de son parti ». Parlant toujours du parrainage, il a fait savoir que beaucoup de partis politiques se feront avoir au niveau de la vérification des signatures. « Mais aussi, la clé remise par le ministère de l’Intérieur qui détient le mot de passe, constitue une entrave », déplore-t-il. Sur la fiabilité de l’élection présidentielle toujours organisée par des personnes neutres, ce dernier de dire : « Macky ne veut rien comprendre. Alors que le ministre de l’intérieur ne peut pas être jugé et partie ». Et d’ajouter : « De part ses propos il ne représente plus une garantie pour une élection fiable ». Enfin ce dernier de faire part si une fois l’arrêt du processus électoral est fait par la cour de la Cedeao, et qu’il n’y ait plus un président pour diriger le pays, de procéder à la mise en place d’un gouvernement de transition.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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