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IMMIGRATION CLANDESTINE ET TERRORISME MARITIME:Toutes les mesures prises pour mettre les journalistes au même niveau de compréhension

 

Dans le but de permettre aux professionnels des médias de se familiariser avec le vocabulaire et les expressions utilisés dans le milieu marin, la Haute autorité chargée de la coordination de la sécurité maritime de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin (Hassmar), organise depuis hier et pour deux jours une session de formation à intention de la presse. Mais aussi, c’est une occasion pour ces derniers d’être au diapason des stratégies mises en place par l’État pour la sécurité de nos espaces maritimes.

Avec l’émergence des armes non conventionnelles qui sont très difficiles à éradiquer suite aux menaces terroristes qui  sont du fait d’acteurs étatiques ou non étatiques, utilisant parfois des modes d’actions violents qui peuvent mettre en cause les intérêts stratégiques des États qui sont confrontés à ces dangers, une session de formation de deux jours (28-29 novembre 2018) est organisée à l’intension des journalistes. Cet atelier qui s’inscrit en droite ligne de la démarche inclusive et participative mise en place par la Haute autorité chargée de la coordination de la sécurité maritime de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin (Hassmar) permet à tout le monde d’avoir le même niveau de compréhension. Il a pour objectif de permettre aux professionnels des médias de se familiariser avec le vocabulaire et les expressions utilisés dans le milieu marin. Pour l’Amiral Alioune Moussa Sow, Secrétaire général de la Hassmar, après un petit cours d’histoire qui a débuté à la fin de la guerre froide, a  rappelé les paradigmes géopolitiques et sécuritaires qui ont profondément changé  l’échiquier international. Selon lui, cette situation de terrorisme maritime qui n’épargne aucun pays, doit  être pris très au sérieux par l’État du Sénégal, qui est en train de mettre depuis quelques années son dispositif de réponse face à ce fléau par la montée en puissance significative du cadre de la coordination en sureté en mer, mais également par l’acquisition de moyens au niveau de la marine nationale et les autres forces de sécurité pour avoir un dispositif crédible et dissuasif à la fois. « Dans le cadre de ces actions menées par l’État, il y a lieu  véritablement de mettre en place une culture de sécurité maritime au niveau de l’ensemble des couches de la nation pour faire en sorte que la prévention s’applique à tous les niveaux pour une réactivité de la résiliente nationale », a-t-il fait savoir.  Avant de préciser : « Avec la recrudescence de la piraterie maritime, de l’immigration clandestine par la voie maritime qui est très connue au Sénégal, les espaces maritimes n’échappent pas à cette nouvelle donne ». En effet, dans la mesure où l’insécurité, le désordre et l‘insalubrité s’exigent de plus en plus dans certaines parties du monde devenues des zones de non droit où le contrôle suscite des convoitises nourries par des ambitions aussi diverses que variées, mais également, d’autres menaces telle que la pêche illégale et les effets de la globalisation et de la maritimisation croissante du monde, l’Amiral Sow de faire part qu’ils ont contribué à exacerber cette situation. « Cette situation a permis des avancées dans le domaine technologique surtout  l’informatique, la télécommunication et la technologie maritime, même si nos frontières marines sont très poreuses.

La géostratégie s’impose

Dans son allocution d’ouverture, il a souligné que les questions de sécurité et sureté maritimes suscitent de nos jours « un regain d’intérêt », dans la mesure où la communauté internationale a  pris conscience de ces effets néfastes sur la paix, la stabilité et sur la prospérité des États et leur développement. Il en est ainsi pour le Sénégal qui a pris en pleine mesure les enjeux de la mer notamment au plan géostratégique et socio-économique, mais aussi des défis qu’implique la nécessité de gérer l’espace maritime dans une approche multisectorielle, tout en se souciant de la sécurisation. Pour l’Offshore qui est une nouveauté pour le Sénégal, ce dernier de dire qu’il est devenu un problème majeur pour le Sénégal. Raison pour laquelle, le Sénégal s’est engagé à mettre en place un dispositif de sécurisation des espaces avec l’acquisition de bateaux modernes par la marine nationale qui peuvent intervenir en profondeur de manière à apporter une réponse crédible et dissuasive face aux menaces extérieures qui peuvent sévir sur nos espaces. Dans le cadre des efforts fournis par l’État, Le Projet d’acquisition d’unités spécialisées et d’intervention d’urgence en mer avec notamment un navire multifonction sous l’égide de Hassmar, qui serait capable de faire face à une gamme variée de risques de menaces en mer allant de la pollution maritime jusqu’à la piraterie et la nécessité de sauver des vies humaines en mer. Mais également, des projets d’acquisition des navires spécialisés pour faire face à ces menaces, dans le cadre de sauvetage en masse sont de mise.

 

Idrissa NIASSY

 

 

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