add share buttons

Gabon:A qui profitent les fakes news ?

Les récentes législatives et l’état de santé du président Ali Bongo Ondimba ont ravivé certaines pratiques déloyales visant la distraction de l’opinion publique.

Un secret de polichinelle : à la suite d’une «fatigue sévère», le président Ali Bongo Ondimba a été victime d’un malaise le 24 octobre dernier et poursuit paisiblement sa convalescence à Riyad en Arabie Saoudite. Attachée à la présence physique de leur principal adversaire politique, certains partis de l’opposition se sont trouvé une nouvelle lubie. Celle de divertir l’opinion à travers des lâches discours pompeux et opportunistes sur la vacance à la présidence de la République. Une pirouette qui intervient après le fiasco de l’opposition au cours des dernières législatives des 6 et 27 octobre derniers.

Il faut à tout prix dégommer le soldat Ali Bongo Ondimba. Tel semble être le mot d’ordre de certains leaders de l’opposition devenus maîtres dans le rebond et la malicieuse récupération politique des fakes news. A l’image des nombreux hooligans de Jean Ping disséminés dans la diaspora. C’est le cas aussi de l’Union nationale de Zacharie Myboto qui, dans un récent communiqué, en fait référence. A titre illustratif, on note le tweet d’une journaliste du Washington Post le 25 octobre dernier qui annonçait la mort du chef de l’Etat gabonais. Le même parti a émis le vœu que la communication sur l’état de santé du président de la république soit l’apanage du gouvernement : une véritable balourdise quand on sait que les usages mondiaux confient cette prérogative à la présidence de République. Même cas de figure pour Alexandre Barro Chambrier qui s’est essayé sur le champ de la santé du président Ali Bongo Ondimba. Ceci dans le but de semer le doute dans la tête des Gabonais et de dissimuler dégringolade dans le paysage politique local. Le leader de Rassemblement héritage et modernité (RHM), récemment éjecté du 1er siège de député du 4e arrondissement de Libreville par le jeune «pédégéiste» Séverin Pierre Ndong Ekomi, peine encore à digérer son sa déculottée.

En juin dernier, un document a connu une forte propagation sur les réseaux sociaux. Il s’agit de celui faisant état de la démission de l’ambassadeur du Gabon en France, Son Excellence Flavien Enongoue.  Une information qui a entraîné l’envahissement de l’ambassade du Gabon à Paris, par un groupe de Gabonais baptisés  «les résistants». Durant la même période, le général Auguste Bibaye avant de céder le tablier à la tête de l’état-major des forces armées gabonaises a eu droit à sa dose de fake news. Celui-ci faisait état de sa détention dans une geôle de la république. Une fois de plus, il est urgent pour les Gabonais de tout bord de redoubler de vigilance face aux fakes news alarmistes quant à la bonne marche de la société gabonaise.

Alfred Ndiaye / 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *