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SYSTÈME D’APPROVISIONNEMENT : 118 médicaments « essentiels » répertoriés

L’approvisionnement en médicaments constitue tout un processus au Sénégal, même s’ils sont sélectionnés en fonction de la prévalence des maladies, de l’innocuité, de l’efficacité et d’une comparaison des rapports coût-efficacité. Ainsi, ces médicaments dits « essentiels » sont au nombre de 118.

 

Dr Annette Seck directrice de Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) a fait savoir hier que les médicaments vendus dans les structures publiques de santé et qui sont dits « essentiels » sont au  nombre de 118 au Sénégal, même si une liste censée être révisée tous les deux ans est mise en place par la Direction de la pharmacie et du médicament. À cet effet, ils répondent aux besoins de santé prioritaires d’une population et sont sélectionnés en fonction de la prévalence des maladies, de l’innocuité, de l’efficacité et d’une comparaison des rapports coût-efficacité. Même s’il y a plusieurs acteurs qui interviennent dans le système d’approvisionnement, cette dernière de préciser : « Les charges sont partagées et que  chaque acteur a son rôle et sa responsabilité ». Selon la Directrice de la Pna, la structure qu’elle dirige chapeaute la chaîne de ravitaillement entre les districts sanitaires. « Les pharmacies régionales d’approvisionnement (Pra) constituent des entités intermédiaires. Elles recueillent les commandes des postes et cases de santé », explique-t-elle, tout en faisant part que le Sénégal importe 90% de ses besoins en médicaments. Selon toujours Dr Annette Seck, si la Pna est chargée de ravitailler le public, elle est confrontée dès fois à des recours aux appels d’offres et est par conséquent soumise au code des marchés. Une situation qui se traduit parfois par des retards notamment au niveau de la livraison des médicaments. « Aujourd’hui, l’heure est au plaidoyer au niveau de la Pna, pour un allègement des procédures, au regard de l’urgence que constitue le médicament », a-t-elle dit. Et d’ajouter : « Les obligations du code des marchés poussent à faire les procédures un an avant et rien que les délais incompressibles de l’appel d’offres, c’est 296 jours. La livraison des produits, si ce n’est pas par avion, peut prendre 120 jours. Entre juillet 2011 et fin 2014, la Commission de règlement des différends de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) s’est plusieurs fois penchée sur des litiges opposant la Pna et des fournisseurs. Dr Annette Seck s’exprimait lors d’une rencontre avec la presse sur les ruptures de médicaments au Sénégal, où elle a déclaré que parfois, ils sont contraints de continuer à négocier avec le fournisseur, soit de voir dans quelles mesures ils peuvent supporter certains frais, soit de complètement mettre fin à ce marché et trouver un autre fournisseur sur la place, contractualiser vers un nouveau marché, faire un autre appel d’offres.

Pour Docteur Abdoulaye Dieye, Directeur de la pharmacie et du médicament s’exprimant sur la réglementation des médicaments, a fait savoir qu’au Sénégal, l’ensemble des médicaments entrant dans les circuits réglementaires obtiennent une Autorisation de mise sur le marché (Amm), délivrée à l’issue d’un  « contrôle technique » effectué par le Laboratoire national de contrôle des médicaments. Concernant la réglementation de l’ouverture d’officines privées, ce dernier de préciser que le dernier arrêté du ministère de la Santé renseigne qu’à Dakar et sa région, « la distance à vol d’oiseau » à respecter entre deux pharmacies est de 200 mètres pour ce qui est du centre-ville de la capitale. « Dans les communes de la région de Dakar, une distance de 300 mètres doit être respectée. À l’intérieur du pays, la distance réglementaire est de 400 mètres », a-t-il déclaré.

 

Par Idrissa NIASSY/Senprese.net

 

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