add share buttons

PRISE EN CHARGE DES PERSONNES DÉPENDANTES DES DROGUES: Le Cpiad pour résoudre les cas

La consommation de drogues, surtout la cocaïne et l’héroïne, qui s’est nationalisée, est en train d’augmenter le nombre de personnes dépendantes des substances psychoactives. Pour remédier à ce fléau, le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cpiad) a pris toutes les dispositions idoines pour proposer aux patients le type de soin qu’ils désirent.

 

Les personnes dépendantes des substances psychoactives, c’est-à-dire des personnes qui consomment des drogues peuvent pousser un ouf de soulagement. Depuis la création en 2014 du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cpiad) qui est une unité du service de psychiatrie de Fann dédiée à la prise en charge de ces personnes, le traitement est bien tenu en compte. Selon Dr Idrissa Ba, coordonnateur technique de cet établissement, « quels que soient les types de cas », « il y a une prise en charge » qu’on propose aux patients. « Il y a également tout un tas d’activités qu’on leur présente », a-t-il déclaré. Avant de préciser : « On prend en charge les personnes qui veulent être aidées, soit pour arrêter les produits, soit pour prendre en charge les problèmes des troubles psychologiques liées à la consommation des drogues. Il est aussi un centre de dépistage du Vih ». À cet effet, le Centre fait en sorte que si un malade y vient, qu’il ait tous les soins dont il a besoin. À ce jour il est à 1200 patients qu’il prenne correctement en charge tous les jours sauf le week-end. Dans le programme métadole qui n’existe qu’au Sénégal et disponible à l’hôpital Fann, 250 patients sont également suivis. Par rapport au Vih au niveau du centre, le taux de prévalence a beaucoup diminué et tourne autour de 3 %. « Au niveau de l’hépatite C, une nette diminution a été constatée avec un taux de prévalence qui se situe entre 15 et 20 % », constate-t-il. Concernant toujours la prise, ce dernier de plaider : « Nous voulons que la prise en charge communautaire puisse être  effective, parce que l’hôpital ne peut pas tout prendre en charge ». Et de poursuivre : « Nous sommes en train de faire beaucoup de plaidoyers au niveau du cadre juridique, parce que nous avons des lois qui sont assez dures par rapport à la consommation de drogue et qui poussent les populations à se cacher. Nous avons fait un important travail avec le comité interministériel de lutte contre la drogue avec l’élaboration d’un plan stratégique qui est en train d’être mis en œuvre. Nous travaillons dans le sens d’une élaboration d’un cadre juridique pour faciliter ce travail que nous sommes en train de faire sur le terrain avec des équipes que nous avons mis en place au Cpiad ». Pour les perdus de vus, une stratégie est mise en place dans ce centre pour les trouver.

Des gens aisés reçus au centre

Au début le centre ne recevait que des gens qui vivaient dans la précarité. Mais au fur à mesure, il a commencé à recevoir des gens très aisés qui viennent des milieux favorisés. Ce qui fait dire au Dr Idrissa Ba que « nous avons une population très polyforme ». « Parfois, il nous arrive de faire des sorties nocturnes pour toucher les festifs et les faire venir au Cpiad », a-t-il révélé. Selon toujours lui, la décentralisation est en train de se faire où Mbour a déjà son centre et bientôt la prise en charge des patients va se faire à l’Hôpital de Thiaroye.

 

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *