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RÉDUCTION DES RISQUES DANS LA LUTTE CONTRE LE SIDA : Les journalistes capacités aux techniques de traitement de l’information

Dans le cadre de l’amélioration de l’environnement social, l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs), a organisé un atelier de formation aux journalistes sur la Réduction des risques (Rdr) liés au Vih. Sous l’égide du Pareco, cet atelier de trois jours, a pour objectif d’améliorer le traitement de l’information sur la Rdr.

Ils sont une vingtaine de journalistes de l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd), des radios communautaires et de la télévision à prendre part à l’atelier d’orientation organisé par l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) sous l’égide du Pareco. Cet atelier de trois jours (9, 10, 11 octobre) qui a pour thème : « Traitement de l’information sur ma réduction des risques Vih/TB et autres comorbidités et promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables (Cdi) en Afrique de l’Ouest », a pour objectif d’améliorer le traitement de l’information sur la thématique Réduction des risques (Rdr) et ses interrelations avec le Vih, la tuberculose et les autres comorbidités et l’accès aux services de soins. Mais aussi, il permet d’orienter les journalistes sénégalais sur la Rdr, le Vih/Tb et autres comorbidités, tout en discutant avec eux en quoi, pourquoi et comment un meilleur traitement de l’information sur le Vih, Tb et l’élaboration et le renforcement d’une démarche de santé publique et de droits humains pour répondre aux besoins sanitaires et sociaux des Consommateurs de drogue injectée (Cdi). Selon Aliou Badara Sow, coordonnateur du Programme Pareco, qui est un programme financé par le Fonds mondial à hauteur de 5,8 millions d’euros, ce projet porte pour le moment sur cinq pays d’Afrique de l’Ouest à travers une conceptuelle (Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau et le Sénégal). « Ce programme compte organiser des ateliers de formations décentralisées pour le traitement de l’information chez les couches vulnérables, comme les consommateurs de drogue injectée, les hommes qui font des rapports sexuels avec des hommes, entre autres », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « Il permet d’améliorer aussi, l’accès aux services de soins et à promouvoir le respect des Droits humains, des Cdi en Afrique de l’Ouest ». Un premier atelier a été tenu à Ouagadougou au Burkina Faso, regroupant des journalistes de ces cinq pays. Ce dernier, dans sa présentation, a fait part que seuls 15 pays d’Afrique disposent de politique de Rdr et qu’« il ne sert à rien de passer par la répression dans cette lutte », parce que ces consommateurs, dira-t-il, « ont le droit de vivre et de se faire soigner ». En 2013, l’Onudc avait attiré l’attention sur la consommation de drogue en Afrique de l’Ouest qui est devenue un point de transit où l’héroïne et la cocaïne ont fait un percé important. Sur 27 millions d’usagers de drogues qui consommeraient ces drogues par injection dans cette partie du continent noir, 1,65 millions d’entre eux seraient atteints du Vih. Raison de la tenue de cet atelier pour améliorer la disponibilité de l’information stratégique.
1324 Cdi recensés à Dakar
D’après les dernières estimations publiées en 2011, Dakar reste l’une des régions où la consommation de drogues injectables a pris de l’ampleur. 1324 Cdi ont été recensés à cette date dans la région de Dakar. Pour Aïssatou Bousso Mbodj, de l’Ancs, qui faisait une présentation sur la réduction des risques chez les Cdi, sur les 190 000 cas de décès prématurés enregistrés dans le monde, pour la plupart évitables, sont dus à la drogue. Et sur les 12 millions d’usagers de drogues, 6,1 millions vivent avec l’hépatite C.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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