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Abdoulaye Bathily à Wade, Tanor et Niaise : «Je ne peux pas faire mon temps et le temps des autres »

Aphone sur les questions politiques de son pays le Sénégal depuis sa nomination comme Médiateur de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la Centrafrique, le professeur Abdoulaye Bathily semble toujours garder sa liberté de ton.  L’invité de l’émission «Grand jury» d’hier a marqué son retour médiatique non seulement à mettre à nu la politique du président Macky Sall sur l’aspect judiciaire relatif au cas Khalifa Sall et le processus électoral inhérent au controversé projet de loi du parrainage mais aussi à donner une leçon de morale aux vieux qui accrochent en politique. «Moi que je sois dans une coalition ou pas dans un gouvernement ou pas, j’ai toujours par honnêteté dit ce que je pense. Que ce soit hier avec Abdou Diouf et avec Abdoulaye Wade avec Macky Sall c’est la même chose. Je dirais toujours ce que je pense», a rappelé l’ancien président du Parti de l’indépendance et du travail (PIT). Mieux dira-t-il, «Sur ce plan je ne peux pas faire mon temps et le temps des autres». «Une autre génération se bat et assure leur rôle historique c’est très bien », a apprécié M. Bathily. Pour lui,  rappellera-t-il, «Moi je ne suis plus dans l’action politique directe. Je donnerai mon opinion sur les questions en tant que de besoin ». «Je n’ai pas besoin d’entrer dans des combats qui ne sont plus ce que j’avais souhaité véritablement après une première une deuxième alternance on allait vers la stabilité. On allait vers une stabilité démocratique qui suppose un dialogue constructif entre tous les acteurs de manière que on arrive à trouver des solutions consensuelles qui ne soient pas imposées parce que c’est imposer,  toujours ça finit par imploser. C’est le pays qui perd », a prévenu l’ancien meneur de la grève générale de mai 1968.

Révélant que l’affaire Khalifa Sall est purement politique, Abdoulaye Bathily dit l’avoir parler ainsi au président Sall. « Moi je l’ai dit à qui de droit, cette affaire de caisse d’avance tout le monde savait feu Mamadou Diop a dit clairement ce que se passe. Tous les responsables de Benno bokk yakaar qui sont dans les institutions sont au courant de cette affaire comment ça fonctionnait. Tous les anciens maires de Dakar l’ont avoué donc. Je l’ai dit au président Macky Sall dès la première semaine. J’ai dit au président Macky Sall que c’est une mauvaise affaire pour l’image de notre démocratie », a fait savoir le Médiateur des Nations Unies. L’ancien compagnon de lutte de Wade, se souvient : «Je ne suis plus dans les activités quotidiennes de la politique sénégalaise mais qu’en même je suis soucieux de l’image de notre pays surtout de l’héritage de notre lutte pendant les 40 ans où nous avons ensemble avec les forces démocratiques, la LD,  le PIT,  le Anda Jeff PADS en particulier à différents moments d’autres forces nous ont rejoint dans ce combat. Nous avons dit plus jamais d’arbitraire du pouvoir ».

Par Pape Latyr MANE/Senpresse.net

 

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