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POUR SAUVER CE QUI RESTE DES ZONES HUMIDES : Des experts de 8 pays d’Afrique de l’Ouest en conclave à Dakar

S’unir pour sauver ce qui reste des zones humides et d’apporter des solutions à la gestion de l’environnement. Telle est l’initiative des experts de huit (8) pays de l’Afrique de l’Ouest dont le Sénégal, qui se réunissent depuis le mardi 11 jusqu’au jeudi 13 septembre 2018, dans la capitale sénégalaise, Dakar, pour le développement et la promotion de produits de services basés sur l’exploitation des données d’observation de la terre en vue d’une gestion durable des zones humides.

La capitale sénégalaise, Dakar, est devenue depuis le mardi dernier 11 septembre 2018, le point de convergence de huit (8) pays de l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Niger et Sénégal) pour le développement et la promotion d’un portefeuille de produits et services basés sur l’exploitation des données d’observation de la terre en vue d’une gestion durable des zones humides. Mais, c’est aussi, un moment fort pour les experts de ces huit pays de procéder au lancement du projet « Gestion durable des zones humides pour le renforcement de la sécurité alimentaire et de la résilience des écosystèmes en Afrique de l’Ouest (Gdzhao). Ce projet qui entre dans le cadre du programme d’appui à la surveillance de l’environnement et la sécurité (Gmes/Africa) est cofinancé par la commission européenne et la commission de l’Union africaine (Ua) à hauteur de 1,3 milliards F CFA. Selon Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, « il est conçu pour répondre spécifiquement aux besoins africains en matière de service liés à l’eau, aux ressources naturelles, aux zones marines et côtières et pour répondre aux besoins mondiaux de gestion de l’environnement, d’atténuation du changement climatique et de sécurité civile ». Ce dernier a fait savoir dans son allocution, que pour sauver ce qui reste des humides en Afrique de l’Ouest, il faut une synergie des forces vives. « Nous devons continuer à relever notre ambition collective et accélérer la mise en œuvre de l’opérationnalisation de l’accord de Paris », a-t-il déclaré. Avant de faire part que l’Union européenne qu’il représente en terre sénégalaise, a tellement conscience ce qui se passe au niveau mondial concernant le changement climatique. Raison pour laquelle, il lance un appel aux partenaires de l’Union africaine à « surmonter les défis environnementaux » auxquels ils sont confrontés. Ce partenariat, dira-t-il, entre ces deux grandes organisations, permettra de contribuer au dialogue, à la coopération et aux échanges, dans le but de développer des actions concrètes pour une gestion durable des ressources naturelles en Afrique. « L’Ue continuera à soutenir l’amélioration de l’accès et de l’utilisation des données d’observation de la terre pour le développement durable du continent noir », a souligné M. Ducay. Il s’exprimait en marge du lancement du projet Gdzhao. Abondant dans le même sens, le représentant de l’Union africaine (Ua), Tidiane Ouattara, de préciser : « Les terres humides constituent l’épicentre de tout développement et méritent une protection ».
Les zones humides toujours menacées
Pour Amadou Guissé, Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, venu représenter son ministre de tutelle à ce grand rendez-vous de concertation et d’échange pour trouver les solutions afin de sauver ce qui reste des zones humides, a fait savoir que malgré les multiples sensibilisations aux problèmes auxquels elles sont confrontées, continuent de subir une forte régression en termes de superficies et de qualité. « De très nombreuses pressions naturelles et anthropiques s’y exercent encore et que la dégradation de ces ressources de grande valeur économique, culturelle, scientifique et récréative, s’intensifie », a-t-il constaté. Selon lui, cette coopération stratégique entre ces pays, a pour objectif d’apporter des réponses pertinentes, et en temps réel, aux besoins, de plus en plus croissants des pays africains en matière d’accès et d’utilisation de données pour concevoir, élaborer et mettre en œuvre des politiques de développement durable au profit des communautés.

Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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