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Interdiction des manifestations au centre ville de Dakar : Amnesty international attaque l’arrêté Ousmane Ngom en justice

La répression policière récemment exercée contre les opposants au centre ville de Dakar qui certes, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase avec la sortie d’Amnesty international, section sénégalaise qui est en ordre de bataille pour attaquer l’arrêté Ousmane Ngom devant la Cour suprême. Seydi Gassama, Secrétaire général de la section sénégalaise d’Amnesty international et camarades qui annoncent attaquer ce décret dès la semaine prochaine, qualifient ledit texte «une atteinte à la liberté de manifester». «C’est une atteinte à la liberté de manifester. On ne peut pas décréter une zone du territoire national qui n’est pas un domaine militaire, décréter que c’est une zone, une zone où personne ne doit manifester. Alors même que cela se trouve les institutions de la République devant lesquelles on doit pouvoir manifester et se faire entendre», a dénoncé M. Gassama rappelant «que si la manifestation du 23 juin 2011 avait eu lieu à la place de l’Obélisque, on n’aurait jamais eu le retrait du projet de loi de Maître Abdoulaye Wade». À en croire, le droit de l’hommiste, «Ce arrêté viole le droit des citoyens de manifester. Un droit qui est consacré par la constitution, un droit qui est consacré par la communauté internationale». Toujours à en croire le patron de la section sénégalaise d’Amnesty international, «En 2012, la CENA avait sonné Maître Ousmane Ngom de retirer cet arrêté parce que il empêchait les candidats aux élections pendant la campagne électorale de pouvoir manifester dans cette partie du territoire national. Ousmane Ngom a ignoré cette sommation. Donc c’est un arrêté manifestement illégal qu’il faut retiré», a-t-il plaidé. Ainsi renseigne Seydi Gassama, «Depuis maintenant plusieurs mois nos avocats avec à leur tête Maître Assane Dioma Ndiaye étaient en train d’étudier les voies et moyens de pouvoir attaquer l’arrêté». Mieux, rassurera M. Gassama, «Maintenant je peux affirmer que nous allons attaquer l’arrêté ». «Dès la semaine prochaine, Maître Assane Dioma Ndiaye va déposer le recours devant la Cour suprême », a-t-il daté. Avant de marteler, «Et nous espérons que si les juges sont courageux, s’Ils disent le droit, s’Ils ne laissent pas influencer par l’exécutif comme ils ont toujours tendance à le faire, cet arrêté sera abrogé». Car, dixit M. Gassama, «Personne n’a intérêt que cet arrêté soit maintenu». «Les gens qui sont au pouvoir aujourd’hui, l’avaient combattu. Ceux qui étaient au pouvoir hier, qui le défendaient, le combattent, cela montre que c’est un arrêté inopportun. C’est un arrêté finalement qui ne fait l’affaire de personne opposition comme pouvoir», a fait savoir le Secrétaire général de la section sénégalaise d’Amnesty international, Seydi Gassama au micro de nos confrères de Sud fm.

Par Senpresse.net

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