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Tambacounda : Un atelier de renforcement de capacités pour bien outiller des acteurs de la chaine pénale

«Tambacounda bénéficiera d’un centre de premier accueil  en 2022 avec clé à main en 2022 d’une capacité de 80 lits ». Cette bonne nouvelle est annoncée par Madame SYBY la Directrice du DESPS à l’ouverture d’un atelier de renforcement de capacités des acteurs de la chaine pénale et intervenants de la protection de Tambacounda sur la prise en charge des cas de violence basés sur le genre, abus, exploitation et pratiques néfastes. Cet atelier qui se tient à Hôtel le Relais de Tambacounda va durer pour 72 heures.

L’objectif visé à travers ce présent atelier est d’amener avec l’appui de l’Unicef à renforcer la capacité des acteurs et intervenants locaux de la protection autant en prévention qu’en prise en charge des cas, amener les acteurs de la chaine pénale et intervenants de la protection à mieux maitriser la justice juvénile, à maitriser les techniques d’écoute d’un (e) mineur (e) ou victime et amener les participants à mieux connaitre leur place et rôle dans le dispositif de prise en charge intégré. Cette rencontre a vu la participation du maire de la ville, le président du tribunal, le représentant de l’Unicef, la directrice du DESPS ainsi que le gouverneur de la région. P

our ce plan de travail annuel (PTA) qui est constitué d’atelier, a démarré à Tamba ce 27 Aout 2018 et prendra fin le 29 Aout prochain. Pour le programme de réalisation d’infrastructures, Tamba demeure et reste la priorité d’où la construction d’un centre de premier accueil avec une capacité de 80 lits dont les travaux vont durer 3 ans et prendront fin en 2022 selon Madame Siby. Le choix de Tambacounda s’explique du fait que Tambacounda, est une région carrefour qui enregistre de nombreux cas de violences sur mineurs et du fait de l’inexistence de centre publics d’accueil de réelles difficultés se pose pour assurer la prise en charge. Une situation dont il est difficile de d’avancer des données statistique car nous sommes dans une société ou la loi du silence domine autrement dit il y’a beaucoup de faits qui ne sont pas dénoncés. Un centre ou les enfants seront reçu et protégé pendant 3 mois avant d’être retourner dans leur pays d’origine. Pour les mesures à prendre, il s’agit des mesures qui demandent la contribution de l’ensemble des structures étatique en commençant d’abord par la police des frontières. Que une fois qu’il constate qu’il y’a un enfant qui est dans la vulnérabilité, de danger qu’ils interpellent et appréhendent l’enfant puis le mettent à l’abri. Selon toujours Mme SYBY, elle fait appelle à la synergie de tous les acteurs en passant par le ministère de la justice et celui des affaires étrangères qui va saisir l’ambassade des pays de provenance de l’éventuelle victime, de l’OIM. Selon toujours Madame SYBY le Sénégal ne peut pas à lui seul mener ce combat. Il faut une politique communautaire d’où la participation des 15 pays membre de la cedeao afin de mettre un terme aux violences, violences basées sur le genre, abus, exploitations et pratiques néfastes dont les enfants sont confrontés. Pour rappel Kolda, Ziguinchor et Kédougou seront à l’honneur dans les jours à venir pour bénéficier cet atelier.

Mamoudou SAMOURA/Senpresse.net

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