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Apologie de la transhumance : Macky Sall ne « croit » pas son bilan !

Qu’est ce qui fait courir vite ou même très vite le président Macky Sall à encourager la transhumance pour sa réélection ? Cette question mérite d’être posée dans la mesure où l’homme c’est-à-dire le candidat de la coalition Benno bokk yakaar, Macky a un très bilan à défendre face à ses adversaires le 24 février 2019. Mais hélas ! Le successeur de Wade s’est fait depuis son arrivée au pouvoir en 2012 en battant à plate couture Abdoulaye Wade, une question de vie ou de mort d’avoir à ses côtés certains libéraux. Ce, en dépit des critiques acerbes qu’il essuie de l’opposition et au sein de son parti, Apr ou Benno bokk yakaar, Macky Sall semble n’avoir pas confiance à son bilan que lui-même comme ses partisans chantent très positif. En effet, l’émergence du Sénégal avec des infrastructures de dernières qui sautent à l’oeil nu qui devrait porter la communication sur le terrain pour faciliter la réélection, n’est aujourd’hui folklorique qu’autre chose.
Ayant jusqu’à là bénéficié du soutien de la plus coalition politique du pays, le président Sall qui a surclassé toute l’opposition avec la manière des locales de 2014 aux législatives dernières, doute toujours la capacité de sa forte de frappe. Il semble oublier que le peuple du 25 mars 2012 qui l’avait porté à la magistrature suprême sans tambour ni trompette, est toujours là. Mais lui, le président Macky Sall est ailleurs avec ses néo alliés perçus comme des «contre valeurs» politiques. Alors qu’aujourd’hui au regard de ce qui se dessine ou ce qui projette pour l’horizon du 24 février 2019, il est quasi impossible qu’un président sortant puisse rempiler au premier tour au Sénégal.

Faisant la sourde oreille, le président Macky Sall qui poursuit à ouvrir sa porte aux anciens caciques déchus du PDS malgré la réticence de certains de ses plus proches (Moustapha Cissé Lo : ndlr), écorne son image foncièrement entachée dans les dossiers juridico-politiques.

En toute état de cause, le 24 février 2019, c’est le peuple, encore le peuple et toujours le peuple qui aura le dernier.

Par Souleymane SANE

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