add share buttons

MALADIES CHRONIQUES: 220 malades d’insuffisance rénale attendent d’être dialysés à Diourbel

L’hémodialyse qui est une des maladies chroniques les plus dangereuses, est en train de faire des ravages dans la région de Diourbel. Plusieurs facteurs notamment l’utilisation des médicaments de la rue justifie la prolifération de cette pathologie dans la capitale du Baol.

 

L’utilisation de certains médicaments de la rue vendus et consommés dans la région de Diourbel en particulier, même avec leurs faibles prix sur le marché, n’arrange pas les populations de cette partie du Sénégal. Elle est à l’origine d’une augmentation croissante de maladies rénales dans cette partie du pays où il y a 220 malades d’insuffisance rénale qui attendent d’être dialysés au niveau des établissements sanitaires alors que la région n’a pas assez de services de dialyse. Selon Dr Balla Mbacké Mboup, Médecin-chef de la région de Diourbel, il y a « une relation de cause à effet » entre le commerce illicite et certaines pathologies et les maladies chroniques. « Le taux d’insuffisance rénale est très élevé à Diourbel. Et l’utilisation des médicaments illicites peut être un des facteurs de cette pandémie et de nombreuses autres pathologies », a-t-il déclaré. Selon lui, la région ne dispose que de 20 postes avec l’ouverture du centre de dialyse régional et ne sont pas tous fonctionnels. « Le fonctionnement de toutes ces unités permettra de résorber le gap dans la région », a-t-il signalé. Dr Balla Mbacké Mboup s’exprimait en marge de la visite des caravaniers de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) dans les locaux de la Région médicale de Diourbel, où il a annoncé que l’État sénégalais, dans sa démarche pour une meilleure couverture sanitaire des populations, a mis en place une politique de démocratisation de la dialyse. Pour apporter des solutions à cette léthargie prône la sensibilisation et la communication pour dissuader ceux qui optent pour la facilité de changer de fusil d’épaule. Parlant du taux de mortalité maternelle dans la capitale du Baol, ce dernier de faire savoir qu’elle constitue un défi majeur au niveau de la région avec son lot de décès très élevé. « La mortalité maternelle est très élevée avec 315 décès de femmes pour chaque 5000 naissances vivantes il y a quelques années. Même si ce chiffre a tendance a baissé au file des années, mais il reste important. « En 2017, nous étions à 115 décès en début d’année, sans compter les décès non enregistrés dans les domiciles. Mais a la fin se cette année le chiffre a baissé jusqu’à 85 décès », a-t-il révélé. Avant d’ajouter : « Pour cette année au premier semestre, nous sommes à 30 décès ». Ce dernier, dans son face à face avec les journalistes de l’Association en santé, population et développement (Ajspd), est revenu un peu sur la vente de médicaments illicites à Touba, qui a connu une baisse considérable depuis quelques années avec l’introduction des pharmacies dans la ville sainte de Touba qui en compte actuellement 40 officines pour un total à 64 pour toute la région. Mais aussi la sensibilisation y a joué un grand rôle. « Des supervisions sont faites de façon régulière au niveau de la région pour voir si les choses évoluent », a indiqué Dr Mboup, avant de signaler que le marché du médicament illicite est approvisionné à partir d’autres pays de la sous-région. « Il faut la participation de tous surtout de nos forces de défense et de sécurité pour mettre un terme à ce commerce qui est une hantise de la région », dit-il. « Il doit y avoir plus de contrôle au niveau du marché public du Sénégal pour mettre un terme à ce système qui ne date pas d’aujourd’hui », renchérit le médecin-chef de région.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *