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LES MÉANDRES DU NON-DIT SUR LA DOUBLE NATIONALITÉ (Par Moustapha Cissé)

La double nationalité comme son nom l’indique suscite des débats parfois houleux au sein de la société. Un débat politique d’une part productif et d’autre part, un débat stérile. Il nous conviendra en amont à partir d’une analyse à affaler ces non-dits. Comme, il est toujours dit que le bon sens guide. Refusons de glaner des bribes politiques.
Si la nationalité est définie comme l’appartenance juridique à une nation, ce qui de fait confère des droits et des devoirs, à mon entendement la nationalité est l’appartenance à une communauté et l’engagement à la promouvoir. Il est ici question de ce qui provient de la naissance et de la conviction de relever d’une même appartenance nationale.
Il n’est pas question de prendre la balle au rebond, il s’agirait de faire descendre les rideaux de l’ignorance sur la « bi-nationalité ». Pour ce faire, nous allons faire un rappel, je vous signale que je n’ai rien à vous apprendre. La déclaration universelle des Droits de l’Homme, en 1948, en son article 15 ne vient pas ouvrir la brèche à ce qui doit être pris dans le strict cadre de la protection de la vie et des libertés humaines; « Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité ».
Il est totalement normal de prendre les lois comme fondamentales dans une société saine pour faciliter la cohabitation des êtres-humains. Donc, le concept de la double nationalité n’est pas du tout nouveau. Les hommes ont besoin d’appartenir à une communauté bien distincte. Si on réfère à l’histoire, nous serons que ce terme à commencer à connaitre son apogée au lendemain de la première guerre Mondiale en période de circonstance.
Nous connaissons aussi que la double nationalité est une notion incompatible pour certains pays comme le Rwanda ou on parle d’irrévocabilité de la double nationalité. Tout comme au Congo ou parle-t-on d’exclusivité ? Alors, pourquoi pas de ne pas avoir une notion unique pour tous les pays ?

En outre, en Allemagne, la déclaration universelle des Droits de l’Homme, n’a pas encore atteint à la cheville des Allemand. Car, ces derniers refusent par condition en connaissance de cause d’adopter la loi. Il n’est pas pensable pour eux d’avoir des nationalités. Ils l’ont dit : ‘’soit tu es Allemand, soit tu l’es pas mais « on ne pourra pas être sénégalais et français en même temps » La liste n’est pas exhaustive, en Australie par exemple, jusqu’en 2002, que l’Australien bi nationalité était appelé à renoncer leur passeport. De même la Chine.
Mais en réalité, ce débat n’est pas intéressant, ce qui est intéressant pour nous, c’est la conscience des Hommes. Les hommes ont toujours tendance surtout en Afrique de sous-estimer leur pays. Ils n’aiment pas qu’ils soient humiliés dans leur pays d’origine. Ils préfèrent afficher leur visage hypocrite en nous parlant toujours des sujets allant sur l’amour de sa patrie sans l’être vraiment. Le bon sens serait d’abdiquer à ces genres de pratiques qui confirment une fois la domination qui existait entre les pays faibles et les pays forts. On voit aussitôt dans le rétroviseur que les hommes noirs sont toujours affligés envers les occidentaux. Ils cherchent tout simplement à fuir les maux gangrenant la société. Etant incapables de mettre en terme les situations hallucinantes qui tournent sur la conscience de la société. Ils ne sont pas du tout capables de faire face aux dérives et tares.
Quoiqu’ils puissent dire, ils seront des étrangers hors de chez eux. La preuve est que dans les Universités occidentaux, on les voit en groupe séparément selon la providence (les noirs, les jaunes, et autres).Voilà ce que nous en déduisons. C’est ce qui les a poussé au volage comme des pigeons voyageurs.
Au Sénégal, c’est la Diarrhée. Certaines le prennent pour un discours politique, cherchant à nuire leur adversaire. D’autre, ayant fait des Etudes poussées dans ce terrain miné, n’y voient que les privilèges qui peuvent en découler : Investissement dans le mobilier, sécurité tout comme les autres domaines. Pourtant, il est clair comme l’eau de roche, en l’article 18 de la constitution : tout Sénégalais majeur qui prend une autre nationalité perd automatiquement la nationalité sénégalaise». Il me semble que ce n’est plus une question d’incompréhension mais une question de bon sens. Pourquoi s’entrechoquent-ils ?
C’est un problème majeur qu’on doit régler avant de connaitre le pire. Beaucoup de nos dirigeants ont la double nationalité. Nous sommes plus des dupes. Qui me dirait le contraire ?
C’est tangible de nos jours de voir des anciens présidents, ministres, directeurs et autres qui ont eu à gouverner le pays à en moment donné, retournaient chez eux après leur victorieuse défaite. Cela confirme le choix qui a été fait. La double nationalité en réalité est pour nos dirigeants, un moyen de piller les ressources du pays. Nos hommes politiques s’ils croient vraiment en leur pays, ils renonceront bonnement toute offre de nationalité. Mais comment laissons-nous berner par ces personnes de cet acabit ? Il faut reformer le système politique.
A quand notre indépendance ? Les politiques ont des faces souvent obscures que nul ne sera en mesure d’appréhender. Pourtant, ils ont toujours la coutume de nous pomper l’air sur notre indépendance économique, juridique, financière et éducationnelle. Mais ont-ils la foi de couper le cordon ombilical qui nous lie avec l’occidental ?
Et pourtant, les problèmes de la justice se règlent hors du pays. Combien d’hommes politiques (gouvernement tout comme opposition) ont fait recours aux grandes instances étrangères. Nous avons assisté à l’immixtion des étrangers dans les affaires de notre justice par invitation de nos futurs dirigeants. Et ils continueront toujours à nous berner comme à l’accoutumé. Certains dirigeants ont envoyé leur famille à l’étranger sans réticence. Si nous ne refusons pas ces pratiques, notre pays aura du mal à régler ces problèmes car il y aura pas d’amour envers son pays.

 

Par Moustapha CISSE

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