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Emeutes dans l’affaire Sonko: Pourquoi la Presse est ciblée, journalistes assumez vous (Par Aly Saleh)

Nous le savons tous, les faits sont sacrés et le commentaire est libre. C’est le béaba du journalisme.
Les médias Rfm, le Soleil, Walf tv, Sen tv, Dakaractu,Tfm pour avoir fait leur travail, se sont vus, menacés et leurs biens saccagés, les véhicules de leurs responsables incendiés.

En toute neutralité et sans idée préconçue, trouvez-vous normal la suspension du signal des télévisions SenTv et Walf tv ?
Même si le CNRA dit que sa décision est en conformité avec la loi, vous serez d’avis qu’elle constitue un sacré coup à la liberté d’expression consacrée par la constitution du Sénégal. La suspenssion d’un signal d’une télévision n’est pas acceptable dans un Etat de droit.

Pourtant, dans les grandes démocraties les journalistes ne cachent pas leurs appartenances, on ne peut pas laisser cette dictature rampante prosperer dans un pays comme le nôtre, nul n’est au dessus de la loi.
Je suis attristé et meurtri par tout ce qui se passe depuis trois jours, comme si la jeunesse était inconsciente et manipulée par des personnes malintentionnées qui appliquent le slogan « pousse-toi que je m’assoie » et cela à tout prix et par tous les moyens.

Je suis tout autant triste de constater avec les millions de sénégalais la volonté manifeste de creuser la liberté d’expression.
Tout cela laisse entrevoir un pays partir en lambeaux
ou aller droit vers une guerre civile qu’ALLAH nous en préserve.

C’est comme si nous étions dans une poudriére avec un cigare allumé. Vous ne me direz jamais que cela devrait bien se passer.

C’est vrai, le pays traverse des périodes difficiles et incertaines avec la covid-19, sans compter les excés de frustrations de part et d’autre.
Et l’affaire Sonko a été l’élément déclencheur.
Pourquoi la presse est-t-elle dans le viseur des manifestants?
Mérite-t-elle le sort qui lui est réservé?
L’heure est gravissime, Les acteurs de la presse ne sont plus en sécurité chez eux, la situation est inquietante.

Le journaliste a le droit de prendre position comme tout autre citoyen, puisque rien ne le lui interdit.
La presse, quatriéme pouvoir, doit être protégée.
Elle doit être comme une institution.

C’est aussi l’occasion d’inviter les professionnels des médias à faire preuve de sérénité et de professionnalisme dans le traitement de l’information avec équilibre.

Pourquoi avons nous peur de fâcher? Est ce par crainte de s’attirer les foudres des autres?
Nous devons nous armer de courage et éviter de nous exposer.
Vous le savez, sur les sujets délicats, il faut que la presse cesse d’avoir peur de donner son opinion. Pire, elle n’est plus capable d’analyser, elle se contente de porter la parole des autres, même si celle-ci n’a aucune valeur.
Un grand écart n’est pas une position de principe, il faut assumer sinon on a peur, pour paraphraser le doyen Issa Sall, respect pour avoir appelé à la retenue et au professionnalisme.
Mon propos n’a rien d’un donneur de leçon, mais juste une invite même si le combat n’est pas celui de la presse, mais elle est bel et bien ciblée.
De tout coeur avec les victimes des saccages et les familles de tous ceux qui ont perdu la vie; je vous dis
courage et prudence…

Aly Saleh Journaliste/ Chroniqueur

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