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Emprisonnement de Boubacar Sèye : Seydi Gassama d’Amnesty international interpelle Irène Mingasson la Déléguée de l’Union européenne au Sénégal

L’indignation et la consternation du côté des droits de l’hommiste se poursuivent jour en jour depuis l’arrestation du président de Horizon sans frontière, Boubacar Seye le vendredi dernier à son arrivée à l’aéroport Blaise Diagne. Et ce mardi l’adrénaline est monté d’un cran  chez les membres de la société civile sénégalaise suite au placement sous mandat de dépôt de Boubacar Seye après son face à face avec le procureur de la République Serigne Bassirou Gueye. Et ce revirement de la situation à 100 degré semble courroucé le Secrétaire exécutif d’Amnesty international section Sénégal. Très en colère, Seydi Gassama l’a été sur les ondes de Walf fm. «C’est une réaction d’indignation, d’indignation simplement l’arrestation de Boubacar Seye, son placement sous mandat de dépôt ne vise qu’une seule chose faire taire les voix qui critiquent, les voix qui demandent des comptes à l’État du Sénégal », a-t-il alerté rappelant « Boubacar Seye n’a fait qu’interpeller l’Etat du  Sénégal sur la base d’informations qu’il a reçues de l’Union européenne et qu’il a transmises aux enquêteurs de la Section de recherche ». « Il (Boubacar Seye : ndrl) leur a transmis des informations qu’il a reçues et qui ont fondé les propos qu’il a tenus. Si le gouvernement estime que ce sont de fausses nouvelles il prouve le contraire. C’est le gouvernement de prouver aux sénégalais ce que Boubacar a dit, constitue de fausses nouvelles mais non n’est ce pas de l’embastiller de mettre en prison de faire taire en même temps envoyer un message aux institutions de la société civile en leur disant si vous faites des déclarations, nous n’avons pas besoin de prouver que vous avez menti, nous vous prenons et vous mettre en prison et puis c’est le fait de prince. C’est exactement le fait de prince », a dénoncé véhément M. Gassama.

Estimant que cet emprisonnement du président de Horizon sans frontière est un épée de Damoclès suspendu à la tête des lanceurs d’alerte, Seydi Gassama prévient à la société civile à la presse et aux partis politiques. «Je crois que aujourd’hui c’est toute la Société  civile qui va se sentir interpeller c’est toute la presse également qui doit se sentir interpeller parce que aujourd’hui ce qui a amené Boubacar Seye en prison peut amener n’importe quel journaliste demain en prison. Donc il faut que la presse, la société civile, les partis politiques tout le monde se sentent interpeller pour son arrestation », a-t-il lancé annonçant « Nous sommes prêts à mener une bataille au niveau national et au niveau international pour obtenir sa libération». «L’Union européenne, nous interpellons Madame, Irène Mingasson, la Délégué de l’Union européenne au Sénégal qui évidemment a donné  ces informations à Boubacar ; ces informations qui lui ont amené aujourd’hui en prison», invitera-t-il le représentant de l’Ue au Sénégal. Poursuivant le patron d’Amnesty international/Sénégal révélera : «On sait que l’Union européenne a injecté beaucoup d’argents au Sénégal depuis des régimes d’Abdou Diouf, d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall ». «Qu’ils justifient au peuple sénégalais comment ces ressources ont été dépensées. Tout ce qu’on demande à l’État c’est de justifier ces dépenses. Quels sont les projets qui ont été réalisés parce que malheureusement l’immigration clandestine a continué à s’amplifier sans qu’on voit concrètement l’impact de cet argent là sur le phénomène ici au Sénégal », a-t-il interpellé à son tour le pouvoir.

Par Senpresse.net

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