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Scandale à la Chambre de commerce de Dakar: La coalition « And defaraat » réclame une délégation spéciale

La coalition «And défaraat chambre de commerce » en conférence de presse ce mardi 27 octobre 2020 réclame une délégation spéciale à la Chambre de commerce de Dakar. Elle estime que l’audit de l’institution consulaire et une réforme des textes est une urgence.
Abdoulaye Yaya Wane était face aux journalistes suite du renvoi du procès qui leur oppose à l’actuel président de la dite institution. Il a d’abord rappelé que «C’est l’avocat de Abdoulaye Sow et compagnie qui a demandé le renvoi de l’audience.» Avant de faire remarquer que «Ils ont encore brillés de par leur absence en ce procès et c’est la deuxième fois. « Et c’est ahurissant que ces gens soient convoqués devant le tribunal et ils brillent de leur absence», peste-t-il. Selon lui, tant que « le tribunal n’a pas donné mandat à la gendarmerie ou à la police de venir conduire ces gens-là devant le tribunal, ils trouveront tous les moyens de s’éclipser ».

À la prochaine audience, il exige la comparution de l’ancien président par intérim. «À la date du 10 Novembre, nous en avons demandé la comparution de monsieur Daouda Tham qui a été le président par intérimaire », révélera M. Wane avant leurs accuser d’avoir trompé les autorités. Car, dira-t-il, «ils ont menti en saisissant monsieur le gouverneur de la région de Dakar, en saisissant aussi Madame le Ministre du commerce, pour leurs dire que c’était Monsieur le président de la république du Sénégal Monsieur Macky Sall qui avait validé l’organisation de ces élections sans tenir compte des arrêts rendus et par l’assemblée des chambres réunies de la Cour d’appel de Dakar et par la Cour suprême du Sénégal. » Les décisions et arrêts de justice sont entre les mains des autorités compétentes », informe-t-il. « Nous avons reçu ces deux arrêts avec la formule exécutoire. Notre avocat a saisi Monsieur le Ministre de l’Intérieur pour l’exécution de main forte, il a saisi Monsieur le Ministre des Dorces Armées pour éventuellement une exécution de main forte. Il a saisi Madame le ministre du Commerce, notre avocat a saisi Monsieur le Ministre des Finances. On leur a rendu tous ces arrêts rendus par la haute juridiction sénégalaise.» Selon lui ces derniers n’ont plus leur place à la Chambre de Commerce «Monsieur Ablaye Sow et compagnies tous ces faussaires qui ont pris place dans l’élection conciliaire doivent dégager le plus rapidement possible ».
Il n’a pas manqué de décrier le comportement de l’Etat central. « Malheureusement l’Etat est en train de réinventer l’administration, l’Etat est en train de réinventer le secteur privé institutionnel. Et ne soyez pas surpris que nous soyons déboussolés », previent-il.
En effet dans un pays de droit, entonne M. Wane, « c’est abasourdi quand je vois dans un Etat comme le nôtre des décisions de justice ne sont pas exécutés et ça c’est sous le magister du Président Sall c’est absurde. Et y’a qu’un seul responsable c’est le président de la république ».

Abdoulaye Yaya Wane dénonce le mutisme de l’Etat. «J’ai dit à haute et intelligible voix que le trésorier de la chambre de commerce a plus de 80 ans et il ne sait ni lire ni écrire. Si c’était en Allemagne la Chancelière serait déplacée pour aller voir ce qui s’est passé, en France Monsieur Macron serait déplacé pour aller voir ce que j’ai dit. Ce n’est qu’au Sénégal aujourd’hui ou le président qui habite à quelques encablures de la chambre de commerce et pouvait qu’à même marcher venir voir dans l’institution ce qui se passe, parce que ça fait que même 10 ans que la chambre de commerce est à genou», déplore Abdoulaye Yaya Wane.
«Ordre a été donné des directives ont été donnés au ministre du Commerce et à l’Inspection des Finances pour qu’on procède rapidement à l’audite de l’institution consulaire pour qu’on procède à l’évaluation des institutions consulaires dans leurs entièretés mais moi aujourd’hui je n’ai pas même de qualification, ce qui se passe là-bas me dépasse.» Raison pour laquelle il estime que « l’installation d’une délégation spéciale en attendant qu’on aille calament vers des réformes» est une urgence.

Baye Thierno KA/Senpresse.net

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