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Inondations: Non à l’alarmisme, à la politisation et au nihilisme. Le Président Macky Sall a sorti des zones et des milliers de familles de conditions infrahumaines.

Qui peut fermer les yeux sur le weekend pluvieux avec son lot de conséquences ? Qui peut aussi fermer les yeux sur les réalisations du gouvernement du Président Macky SALL depuis 2012 dans le domaine de l’assainissement de la lutte contre les inondations ? Apparemment personne ! Des alarmistes, des marchands de sable, des donneurs de leçons, des pseudos spécialistes, des spécialistes en tout, des analyses stériles sans données, des nihilistes, des oiseaux de mauvais augure, des opposants ressuscités en campagne déguisée, des pères et des mères Thérèsa de circonstance, que n’a-t-on pas vu et entendu après ce week-end de précipitations abondantes enregistrées dans la capitale et à l’intérieur du pays ! D’emblée, je voudrais m’incliner devant la mémoire des disparus et apporter toute ma compassion à tous les impactés. Que des jugements excessifs à charge, même pas le plus petit instinct d’objectivité qui recommande que l’on fasse le bilan de la politique d’assainissement mise en place par le régime du Président Macky Sall , ses aspects positifs et négatifs et les processus correctifs à préconiser. Il a été rare de suivre une discussion, un plateau médiatique où l’objectivité a prévalue. Quasiment, les acteurs étaient en plein dans les sentiments et les constats faciles. Et pour beaucoup, ils n’ont jamais vécu ce qu’est, être inondé, de perdre ses documents, ses vivres, ses habits et de rester des mois dans une maison où la mauvaise odeur s’enlise.
Prenons seulement les exemples de grand yoff( Arafat quartier difficile, inondable où j’habite et me réveille jusqu’à présent) , de Ouest foire , de Grand Médine où avant le plan décennal de lutte contre les inondations(PDLI) mis en place par le gouvernement, les populations pataugeaient des jours durant sans aucun système de drainage autre que la force musculaire de braves gens qui avec les seaux et les pelles évacuaient les eaux. On a vécu cette situation dans le silence et une résilience patriotique, sans l’appui des pouvoirs publics, de la mairie, pendant deux à trois décennies. Tout le monde se rappelle de la visite nocturne du Président Macky SALL et du premier ministre Abdoul MBAYE (il venait de voir lui qui est fils à Papa, la situation difficile dans la commune, Même avec ses bottes, il se méfiait des poto-poto) à grand Yoff en 2012 et 2013, suite aux inondations qui avaient plongé Grand Yoff dans une situation indescriptible, à la limite infrahumaine avec des des familles entières relogées dans des écoles.
Depuis cette date et objectivement, la situation s’est beaucoup améliorée et il suffit malgré l’abondance des pluies d’une à deux heures pour que les eaux soient vite drainées à la zone de captage. Les eaux qui nous venaient de la foire, de l’autoroute et environs suite aux travaux de l’ONAS, ont été déviées. La situation de notre quartier Grand Yoff avec beaucoup d’impasse, de maisons basses en forme de cuvette, de ruelles très étroites fait en sorte que la stagnation d’eau est pour le moment inévitable mais tout le monde peut reconnaître que la situation d’avant n’est plus comparable à celle d’aujourd’hui. Il en est de même de grand Médine qui frôlait à chaque hivernage, le déguerpissement et où l’on ne parle presque plus d’inondations. Idem pour Kolda dans les quartiers d’Ilele, de Gadapara, d’une partie de Sare Moussa où le spectre des inondations ne hante plus le sommeil des populations de cette commune qui m’est si chère ( j’y ai enseigné quatorze années durant), à Ouest Foire épargnée jusqu’ici malgré les fortes pluies du weekend dernier, à Fatick où les travaux d’assainissement sont en cours d’un montant de 11 milliards.
De la vision aux modalités de lutte contre les inondations, le Président Macky Sall a été le seul à mettre en œuvre un plan décennal (PDLI 2012-2022) avec des axes bien définis et un fonds conséquent de 750 milliards pour résoudre ce problème. Finis les utopies révolutionnaires, la phraséologie et le pilotage à vue, il s’agit de planifier, de construire des infrastructures modernes, d’élargir des réseaux, de corriger et d’organiser l’occupation de l’espace et agir dans le temps afin que partout dans le territoire national qu’il y ait un réseau d’assainissement et d’évacuation des eaux de surface plus résilient face aux phénomènes naturelles comme les fortes pluies. Ce plan est réparti en trois étapes : phase d’urgence 2012-2013, phase intermédiaire 2014-2016 et phase court terme 2017-2022.
Pour la 1ere phase d’un montant global 32.256.000.000 F.CFA, le focus a été mis sur le renforcement des ouvrages existants et la réalisation de nouvelles infrastructures et équipements principalement dans le département de Dakar. On peut noter le drainage des eaux pluviales de la RN1 et environs par la réalisation d’une station de pompage 7.200 m3/h, le drainage des eaux pluviales du CICES, Ouest Foire et environs par la construction de canaux de drainage avec comme impact positif, l’éradication des inondations dans les quartiers ciblés Ouest foire, CICES et l’école japonaise. La réhabilitation des stations de pompage d’eaux pluviales de Grand-Yoff, Zone de Captage et Bourguiba par une augmentation très significative des débits de pompage, en plus de la réhabilitation de 21 stations de pompage à Dakar. On peut aussi noter la construction de 07 stations de pompage à Dakar, au Rond-point ONU, au Rond-point caisse sécurité sociale, à la Corniche HLM -Nimzatt, Génie Rural, au Point bas Guédiawaye et à Fayçal.
Dans les régions, on peut noter le drainage des eaux pluviales de Touba par la réhabilitation des stations de pompage de Touba Mosquée et Marché Occas, la reconstruction de la station de Keur Niang, et la réalisation de 19 km de réseau et en plus de la construction d’un bassin d’infiltration. Aussi faut-il souligner, le drainage des eaux pluviales de Bambey par la construction d’une station de pompage, la réalisation de 5 km de réseau et la construction d’un bassin d’infiltration en plus du renforcement de 15 stations de pompage à Saint-Louis, Kaolack et Thiès. Voilà les faits qu’aucun féru de la controverse ne peut réfuter. Dans cette phase 2012-2013 déjà, l’éradication des inondations dans des zones ci-dessus citées et la sensible amélioration dans d’autres, est aussi une évidence tangible même si on peut reconnaitre objectivement comme à Bambey et Touba qu’il reste du travail à faire.
Les projets réalisés dans la phase 2014- 2016, d’un cout de 8.000.000.000 FCFA sont orientés vers des travaux de renforcement des ouvrages d’assainissement dans la Banlieue avec la mise en œuvre des orientations du plan directeur de drainage des eaux pluviales de Guédiawaye et Pikine (PDD) mais également la réalisation d’ouvrages structurants dans les régions les plus touchées par le phénomène.
Dans la ville de Dakar, on peut citer la construction de 04 stations de pompage à ITA – CPI, Zakat House et PA Unité 17, le drainage des points bas à Hann Maristes (mosquée Imam Kane) et Croisement Mèches Darling et aux Almadies, la réhabilitation de la station de Corniche HLM , la construction de 04 stations de pompage aux Parcelles Assainies Unités 22 – 24 – 24/25 et Grand Médine et la réhabilitation de 02 stations de pompage à Ndiaga Mbaye et PA Unité 13.
Dans la ville de Pikine zone inondable par excellence, on noter la construction de 03 stations de pompage à Sam-Sam 2 – NDiawar Diagne – Hainoumady, la réhabilitation de la station de pompage de Gouy Sapot, la réhabilitation de la station de pompage de Départemental 103 et le drainage de divers points bas tels que Tally Carreaux, Guinaw Rail Nord, et Hamdallaye. A Guédiawaye, il s’agit de la réalisation de 02 systèmes de pompage à Oilybia Fadia et cité SHS, le drainage de points bas à Hamo 1, Lycée Parcelles assainies et Golf Sud , la réhabilitation de la station de pompage de Cité Diounkhop et celle de la station de pompage du Stade Amadou Barry. Les régions ne sont pas en reste. Dans la commune de Saint Louis, on peut noter la construction d’une station de pompage à Guinaw Rail et la réhabilitation de 3,2 km de canaux de drainage. A Mbour, c’est la construction d’une station de pompage à la cité SONATEL et le drainage des 02 points bas. A Diourbel, c’est la construction de 02 stations de pompage à Rokh Bou Sèèw et Golombitt et le drainage du point bas du marché Ndoumb Diop.
Dans la commune de Commune de Thiadiaye , on peut noter le drainage du point bas du marché RN1. Dans la ville de MBoossé, à Kaolack exactement, il s’agit du pompage des eaux pluviales à Khakhoun (1.500 m3 /h avec une conduite de refoulement de 4 km)
Dans le Ndoukoumane, à Kaffrine, on peut noter le pompage des eaux pluviales à l’Ecole 5 (1.500 m3 /h avec une conduite de refoulement de 1,5 km).

Enfin pour les projets réalisés dans la phase moyen et long terme 2017-2022, le focus est mis sur la poursuite du programme dans les régions du centre et du sud et le renforcement des systèmes. Les réalisations de cette phase sont jusqu’ici fortement impactées par la faiblesse des ressources dédiées au PDLI note le rapport- bilan de l’ONAS sur la gestion du PDLI de 2019. Cependant le budget de 8.000.000.000 FCFA mobilisé entre 2017 et 2019 a permis la réalisation des travaux achevés notamment à Touba avec la pose d’une deuxième conduite de refoulement à la station de pompage Keur-Niang sur 8 Km, la construction d’un 2e bassin d’infiltration à Darou Rahmane devant recueillir le trop plein des eaux et la construction d’une station de pompage à Ndamatou. A Dakar, il s’agit de l’extension et densification des réseaux de drainage des eaux pluviales de Colobane – Rebeuss et Yoff (Domicile du Khalif général et ses environs) et le drainage des eaux pluviales du quartier Gouye Mouride à Rufisque.
En cours et notamment dans les régions du Sud et du Centre, la réalisation de 5 km de réseaux de drainage et la construction de batteries de grilles avaloires à Sédhiou. A Kaffrine, on peut signaler la construction d’une station de pompage, la pose de 1,4 km de refoulement, la réalisation de 4 km de réseaux de drainage et la construction de batteries de grilles avaloires ainsi que le reprofilage du bassin de stockage.
A Médina Baye, il s’agit de l’assainissement de la cité religieuse de Médina Baye à Kaolack.

En effet, les investissements déployés dans le cadre de la mise en œuvre du PDLI ont permis de réduire fortement les inondations dans plusieurs localités du pays. C’est un fait, une réalité objectivement, matériellement et concrètement vérifiable. Cette vérité contenue dans le rapport –bilan de la gestion des inondations et perspectives de l’ONAS met au défi quiconque sur les avancées énormes et considérables réalisées par le régime de Son Excellence, le Président MLacky SALL dans le domaine. Malgré l’abondance et la force des pluies qu’aucun système d’évacuation ne peut du reste contenir, il reste que les efforts sont tangibles. En effet, selon toujours le rapport, la construction des ouvrages de drainage des eaux pluviales dans des quartiers jadis soumis aux inondations a permis de pallier le phénomène, et de libérer des zones impactées dont certaines depuis plusieurs années. Dakar : Ouest Foire, Grand Yoff, Dalifort, Maristes, Wakhinane Nimzatt, Yeumbeul, Medina Gounass, Djidah Thiaroye Kao, Keur Mbaye Fall, Guinaw Rail Nord, Diamaguène Sicap Mbao, Tivaouane Diaksao, Guinaw Rail Sud, Thiaroye Gare, Rond-point ONU, Rond -point caisse sécurité sociale, Corniche HLM -Nimzatt, Génie Rural, Point bas Guédiawaye, Fayçal. Diourbel : Rokh Bou Sèèw ; Golombitt et marché Ndoumb Diop.
Touba … Keur-Niang, Darou Rahmane, Ndamatou … Mbour : cité Sonatel , Bambey, St louis et Thiès plusieurs quartiers ont également était traités.
En outre, depuis la mise en œuvre de ce programme, les écoles et autres lieux publics autrefois occupés pendant plusieurs mois par les impactés des inondations ne le sont plus. Ceci peut être considéré comme un indicateur de la pertinence et de l’impact de toutes les réalisations du PDLI.
Comme pour mettre au défi et faire dans la transparence autant pour les infrastructures réalisées, les ressources financières mobilisées que de l’évaluation interne, l’ONAS alerte et précise : <<Toutefois une mesure de l’impact réel du programme devra être faite dans le cadre d’une étude plus globale à confier à un cabinet avec des experts pluridisciplinaires >>.
Au titre des perspectives et notamment des phases moyen et long terme (2019-2022), l’ONAS indique la réalisation d’ouvrages inscrits dans le document introductif du Conseil Présidentiel de 2012 sur le programme décennal de lutte contre les inondations qui devra se poursuivre pour protéger les personnes et biens dans les zones non encore dotées de systèmes de drainage. A cet effet, un important projet d’eaux pluviales est en cours à Kaolack dans le cadre du programme d’assainissement des 10 villes pour un montant de 15.089.250.819 F.CFA sur financement de l’Etat avec le concours de la BOAD ; il s’agit de réaliser :
 12 km de collecteurs de drainage d’eaux pluviales
 reprofilage de la bande d’Aouzou jusqu’au fleuve Sine Saloum
 construction 02 bassins d’écrêtage
 et 8 km de voiries neuves en pavés autobloquants…
Pour le reste du programme note l’ONAS, il faudra mobiliser le financement complémentaire estimé à 117 004 000 000 F.CFA avec beaucoup de projets dont certains sont en cours à Sedhiou, Kaffrine, dans le département de Dakar, à Keur Massar, Mbao, Rufisque, Bargny, Dagana, Thiès, Joal-Fadiouth, Touba, Foundiougne, Nioro, Tambacounda, Kédougou, à Kolda, à Ziguinchor, à Podor et à Bakel.
In fine, il n’y aura peut-être jamais ce système d’assainissement et surtout d’évacuation des eaux de pluviales capable de faire face à la force de la nature. Il s’agit naturellement de travailler à pouvoir faire face au cas échéant, à protéger les personnes et leurs biens, ce à quoi s’est attelé le Président Macky SALL et son régime depuis 2012. Aucun pays n’a encore réussi malgré son niveau de développement à contenir les effets des changements climatiques que nous vivons et qui ont pour noms, fortes chaleurs, augmentation du niveau de la mer, fonte des glaciers, érosion côtière, fortes pluies, les cyclones et autres tempêtes. Partout, aux Etats-Unis, en France, en Grande Bretagne, en Cote D’ivoire, au Niger, en Chine, au Japon, ces phénomènes El nino détruisent les villes, déciment des familles entières et compromettent chaque fois les efforts de développement tellement les dégâts sont énormes.
Et objectivement, s’il y a un Président qui a fait de la lutte contre les inondations, le bien-être des populations sa priorité prioritaire, c’est bien le Président Macky SALL au regard de la volonté politique et des ressources considérables mobilisées pour juguler ce problème. Le Plan Décennal de Lutte contre les inondations(PDLI) arrive quasiment à son terme (2012-2022) et donc, son évaluation s’impose par des experts pluridisciplinaires comme proposé par les experts de l’ONAS, pour plus de transparence et d’objectivité. Pour le temps qui nous en sépare, il s’agira de corriger, de prioriser et d’agir en urgence dans les zones les moins résilientes en attendant la mise en œuvre d’une seconde phase. Du travail reste à faire en raison du legs énorme, du tout prioritaire, des villes entières laissées à elles-mêmes des années durant par les régimes précédents et la question de l’urbanisme et de l’assainissement reléguée pendant longtemps, au second plan. C’est pourquoi Son Excellence Macky Sall a mis en place une politique d’urbanisme et d’habitat, en atteste la politique des 100 000 logements à Dakar et surtout dans les régions, la mise en œuvre d’un plan spécial de lutte contre les inondations, un Ministère du logement, de l’urbanisme et de l’hygiène publique avec des résultats avec un accent fort contre la bidonvilisation trouvée sur place et le tout pour un seul et unique objectif qui est de doter les populations sénégalaises d’un cadre de vie sain. Quand on voit déjà, le nez de Cléopâtre qui est en train changer, on peut espérer d’ici peu de temps que Dakar sera dans le peloton de tête des plus belles villes du monde, une capitale propre, un cadre de vie et des conditions améliorés. Il y a seulement lieu de continuer le travail sans relâche puisque cette problématique ne sera résolue que dans le temps. Avec le nouveau plan national d’aménagement et de développement territorial et sans doute la seconde phase du plan décennal de lutte contre les inondations et la forte volonté de SEM Macky SALL, le Sénégal sera, sans aucun doute plus résilient aux phénomènes naturels.

Cheikh NDIAYE
Responsable Politique Apr Grand Yoff
Conseiller Municipal

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