add share buttons

COVID 19: Marcher sur les deux jambes à présent (Par Cheikh Ndiaye)

La pandémie à coronavirus résiste toujours et encore malgré les coups de boutoir donnés depuis le premier cas apparu au Sénégal, le 02 Mars dernier. Les prévisions économiques annoncent une chute de croissance de 6, 8% en 2019 à près de 3 % et même moins d’1% en 2020, ce qui veut dire que celle-ci sera probablement en deçà du croît démographique ( 2, 7%), une situation jamais vecue depuis l’avènement de SEM Macky Sall au pouvoir en 2012 . Au contraire depuis 2015 , la croissance du PIB est supérieure à 6%, durant cinq années consécutives, ce qui a permis et de façon durable, de réaliser des projets et programmes qui ont profondément changé le cadre et les conditions de vie des populations. Nul besoin de les citer ou de dresser le bilan puisque c’est sur cette base, que le President Macky Sall a été réélu de fort belle manière. Avec ces prévisions, somme toute inquiétantes, la pandémie, après avoir imposé la crise ou la récession économique à travers le monde, n’aura donc pas épargné notre pays. En plus d’un bilan humain très lourd, plus de 100 morts dans notre pays (500 000 morts dans le reste du monde), le virus pourrait détruire tout ce que nous avons construit depuis 2012 et anéantir notre ambition d’émergence à l’horizon 2035. Dans ce cas, il n’y a qu’une seule alternative possible, « marcher sur les deux jambes », c’est à dire, appliquer toutes les mesures barrières et travailler comme avant, pour manger, boire et produire. Que l’activité économique reprenne alors, que les tailleurs, les entreprises, les hôtels, les administrations,  les commerces, les ateliers, les champs, bref, que la vie reprenne son cours normal dans un environnement de résilience au virus. Et c’est possible ! Quatre mois après, on a appris et compris le virus, ses causes et modes de contamination, on s’est habitué au port de masque, au lavage des mains et à la distanciation dans les administrations, commerces et autres lieux organisés. En somme, la COVID 19 ne nous fait plus peur, et ce fait tangible est perceptible dans nos actes de tous les jours . On peut maintenant transformer les contraintes en opportunités de développement économique et empêcher cette chute drastique de croissance prédite. A cette fin, la sensibilisation doit continuer pour lever le déni mais aussi et surtout intensifier la riposte communautaire afin que le mesures barrières soient intériorisées et fassent partie de nos comportements de tous les jours. Si chaque sénégalais en fait son combat, on peut bien se débarrasser de cette pandémie, produire et sauver nos vies !

Cheikh NDIAYE
Conseiller Special CESE
Responsable politique Apr Grand Yoff

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *