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Couac dans la gestion de l’hydraulique rurale: « Aquatech dégage » interpelle le président Macky Sall

À l’instar de la capitale sénégalaise, la gestion de l’hydraulique rurale, est aujourd’hui sujet à caution en cette période de chaleur dans plusieurs départements du Nord et du centre du pays. Pis Aquatech, la société canadienne  chargée de la gestion de l’hydraulique rurale, plonge aujourd’hui les populations dans une situation indescriptible. D’où l’interpellation direct du président Macky Sall par les cinq collectifs dénommés « Aquatech dégage » qui rencontraient hier la presse à Dakar.

 

Les cinq collectifs « AQUATECH DEGAGE »  des communes rurales des départements de Diourbel, Mbacké, Bambeye, Thiès et Tivavone étaient en conférence de presse ce matin. Face aux journalistes, ils ont dénoncé la gestion de l’hydraulique rurale par la société Canadienne AQUATECH. Ils ont aussi interpelé l’Etat et les députés sur la loi 2014, point de départ de tous leurs maux. Ainsi,  ils menacent d’adopter une autre forme de lutte si rien n’est fait pour résoudre ce problème qui ne fait que trop perdurer dans leurs localités respectives.

«Citoyens sénégalais unissions pour combattre l’injuste», dixit le leader du mouvement FRAP/France Dégage.  À l’occasion de cette rencontre, les cinq collectifs ruraux de ces régions précitées, ont conjointement dénoncé la gestion de cette société dans les différentes localités. Guy Marius Sagna dira:  «C’est une tribune offerte à des citoyens certes ruraux mais des sénégalais qui aujourd’hui souffrent les même maux; parce que privés de leur eau et de leur terre».

Même n’appartenant pas au front multi-lutte «Doyna» , le front s’engage à encadrer leur lutte qu’il juge légitime.

La loi 2014 permettant la privatisation des forages ruraux et la décision de l’Etat du sénégal de le confier à une société privée étrangère est à l’origine de tous les maux dont souffre le monde rural.  Selon le Coordonnateur du collectif « Aquatech dégage » du département de Bambeye, la société canadienne « a non seulement doublé le prix de l’eau mais les populations peinent à avoir de l’eau de qualité et à suffisance ». Les conférenciers ne se limitent pas là car ils ont dénoncé ce qu’ils appellent une forme d’intimidation matérialisée par des convocations à la gendarmerie.

Ils n’ont pas manqué de préciser que «toute réforme doit prendre en compte les intérêts des populations si elle veut prospérer».

Ainsi les occupants de la deuxième institution de l’Etat sont interpelés. Car selon eux  «Les députés doivent tenir compte des besoins des populations avant de voter une loi ».  « On ne peut pas développer un pays tout en confiant les projets stratégiques à des entreprises étrangères, pour développer le Sénégal », se désolent-ils avant de prévenir, «On passera forcément par les compétences locales ; l’Etat veut faire main basse sur les ressources rurales ».

En d’autres termes, la gestion de l’hydraulique rurale et l’expropriation des terres sèment la panique dans le monde rural.  « L’Aquatech une société canadienne qui a la charge de la gestion de l’hydraulique rurale, depuis son arrivée a plongé les population dans le désarroi », déplore Mamadou Diouf.

Et à cet effet, renchérissent-ils, «Nous estimons être dans deux Sénégal, le Sénégal des riches et celui des pauvres ce qui est inacceptable et dangereux  parce que peut pousser les populations à la révolte».

Ainsi ils menacent d’utiliser d’autres formes de lutte si l’Etat refuse de les entendre et d’apporter des solutions à leur revendication.

Par Baye Thierno Ka/Senpresse.net

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