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« Humiliation » de Lamine Diack en France: Jean Paul Diaz attaque le gouvernement du Sénégal

L’attrait à la barre de Lamine Diack ancien président de L’IAAF dans le cadre du procès relatif aux accusations de corruption et dopage d’athlètes Russes qui s’est ouvert la semaine dernière en France n’est pas bien perçu par l’homme politique Jean Paul Diaz. Et le patron du BCG n’a pas fait dans la dentelle pour critiquer le comportement de l’État du Sénégal qu’il accuse de n’avoir pas soutenu son compatriote en difficulté à l’étranger. Non sans épargner personne, M Diaz s’offusquera en terme: « Si c’était fait au Sénégal vis-à-vis d’un citoyen européen mais tous les journaux, toutes les radios, toutes les télés de ce pays qui allaient se déchaîner sur le Sénégal ». Poursuivant son indignation du silence « coupable », Jean Paul Diaz déplore: Ici par exemple sur ce point personne ne dit rien. En dehors d’un des avocats de Lamine que j’ai vu se plaindre, les autres ne te disent rien ». « Le pouvoir sénégalais ne dit rien, les officiels sénégalais ne disent rien, l’ambassade du Sénégal à Paris ne proteste pas », dénoncera le leader de la coalition « Macky 2012 » rappelant « C’est un citoyen sénégalais qui vit dans une situation difficile, on ne dit rien, on accepte. Ce n’est pas normal ».

Très révoltant de la situation, Diaz père qui dira celui qu’il appelle grand frère de « tenir bon »  s’en rage de colère en ces mots, « Voilà quelqu’un qui a plus de 85 ans que l’on humilie de cette façon là » Pis entonnera-t-il, « C’est inacceptable et c’est injuste. C’est injuste de la part du gouvernement du Sénégal qui ne l’a pas soutenu en tout cas pas de façon ferme ni visible parce que quand l’affaire a commencé si le gouvernement du Sénégal avait tapé sur la table je suis convaincu que quand l’affaire était simplement au niveau du parquet mais les gens auraient reculé ». Dans son réquisitoire de feu, Jean Paul Diaz n’a pas épargné la justice française dans cette affaire. Car dénoncera M. Diaz, « C’est injuste de la part des autorités judiciaires françaises parce que voilà un homme qui était porteur d’un passeport diplomatique sénégalais ».

La tête de file du BCG reproche vivement l’État du Sénégal de n’avoir pas pris position. « L’État aurait dû d’abord prendre position ». « L’État n’a pas pris position. L’État a regardé », a-t-il constaté renseignant « Vous avez dans tous les pays développés quand leurs ressortissants ont des problèmes en Aziz en Amérique Latine et autres vous les voyez se dresser vous les voyez envoyer des lettres de messages de protestations ».

Non sans faire de comparaison ou de parallélisme des formes avec les affaires de Michel Platini et Blatter le Suisse, Jean Paul Diaz estime le gouvernement a laissé passer une occasion de rappeler à l’ordre l’État français.

 

Par Senpresse.net

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