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Communication de risques : Impliquer la communauté dans tout ce qui se fait pour réussir la mission

Dans le cadre de la propagation de la pandémie de Covid-19 à travers tout le Sénégal, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) organise un atelier de deux jours à l’intention des journalistes membres de l’Ajspd. Cette formation axée sur la communication des risques et l’engagement communautaire (Crec), est une occasion pour les représentants des médias de s’imprégner des techniques de communication en temps de crise.

 

 

La communication de risques, qui fait référence à l’échange d’information, de conseils et d’opinions en temps réel entre experts ou des responsables et des personnes confrontées à un danger pour leur survie, leur santé, a fait l’objet d’un atelier de deux jours à plus d’une dizaine de journalistes membres de l’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd). Cette rencontre qui s’est tenue au Sneips, est une occasion pour Dr David S. Houeto de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) de décortiquer la communication en période de crise.
Selon lui, l’objectif de la communication à risque est que toutes les personnes à risque soient en mesure de prendre des décisions en connaissance de la cause pour atténuer les effets du danger, telles qu’une épidémie, et prendre des mesures de protection et de prévention. Mais cela ne peut pas se faire sans l’implication de la communauté. « Dans toutes les interventions de santé publique, la communauté doit être impliquer dans ce qui se fait. C’est-à-dire, elle doit être au centre », a-t-il expliqué.
« Dans la gestion d’une pandémie, on a besoin de l’engagement communautaire, de négocier avec les communautés et de savoir prendre les décisions en commun accord avec les communautés. Il faut aussi des experts qui travaillent avec les autorités pour arriver à bon port », a-t-il ajouté. Dr David s’exprimait en marge de l’atelier de formation des journalistes sur la communication des risques et l’engagement communautaire (Crec) dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, où a il fait savoir qu’avec le coronavirus la possibilité qu’on a pour avoir une vie sociale est bloquée. « On ne peut pas se saluer avec la main, ni se taper sur le dos et de s’embrasser avec la maladie de Covid-19. Ce qui est grave pour notre bien-être civil et mental », a déclaré Dr David. De son avis, la gravité d’une maladie ce n’est pas la façon de l’évolution vers la mort, mais « elle nous empêche de vivre une vie normale ».
Abondant dans le même sens, Rodrigue Barry, expert en communication des risques à l’Oms et membre de l’équipe dans la plateforme des urgences pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a fait part qu’il est temps que les gens comprennent que le risque est plus important que le danger, bien que les hommes mettent le danger en avant. Pour ce dernier, au lieu de parler du coronavirus, faisons en sorte que les gens ne le connaissent. « Dans le cadre de la communication de risques, nous devons commencer à identifier les pratiques qui mettent les gens à risque », a-t-il développé.
Selon lui, quand on fait la promotion de la communication sur le risque c’est pour éviter que les gens ne se mettent dans la situation de danger. « En temps de communication sur le risque, aucune maladie ne doit être comparée à une autre, mais on doit mettre en avant le risque de mourir », lance-t-il.
En terme de concept il y a trois mots qu’il faut retenir dans la communication de risque. Il s’agit de la confiance, la perception à prendre en compte et l’empathie à intégrer dans notre comportement. « Toit ce que l’on doit faire, doit être empreint d’empathie, parce qu’il y a des gens qui vont perdre la vie, d’autres qui sont malades et certains qui souffrent », a conclu M. Barry.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net 

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