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J’accuse … !!! (Par Daouda Thiam)

J’accuse … !!!
J’accuse tous les cadres de ce pays dont je fais partie, de toutes les régions confondues. J’accuse tous les Présidents et les membres des Institutions de notre pays. J’accuse tous les membres du gouvernement, y compris le Président.
les autorités morales de ce pays s’il y en a encore.
J’accuse toutes les têtes dites couronnées de ce pays. J’accuse tous les grands dignitaires religieux, musulmans comme traditionnels, et bien sûr, les évangélistes de tous ordres et de tous poils. Je nous accuse parce que nous avons abandonné le pays de nos valeurs.
Trop de gens manquent de sincérité à son endroit et le maintiennent dans ses illusions de grandeur, pour je ne sais quelles raisons, mais certainement pour les avantages matériels par lesquels il achète petits et grands. J’accuse le club de conseillers qui l’entoure. Je nous accuse parce que nous laissons le Président faire ce qu’il veut à nos dépens et aux dépens du pays.
On sait qu’aucun pays ne se dirige de cette façon, et singulièrement le Sénégal avec ses particularités que nous connaissons.
J’accuse tout ce monde, à quelques rares exceptions près, ceux qui sont regroupés dans le Front pour la défense des acquis démocratiques qui osent dire la vérité au Chef de l’Etat.
Et ce n’est pas en jouant au courtisan et au béni oui qu’on sert positivement un responsable surtout un chef d’Etat qui est déjà enfermé dans son univers de mégalomanie.
Le président est venu le plus démocratiquement possible au Pouvoir en 2012, parce que le pays avait soif d’un véritable changement.
Celui qu’il nous a promis par les slogans : Yonu Yokuté, agir…!
Nous avons vu les résultats de ce premier quinquennat truffé de scandales divers. Et on n’aurait pu, démocratiquement, régler son compte en Juillet 2017. A y voir de près, le Président ne pense qu’à comment se donner un second mandat. C’est pourquoi, déjà en jouant au populiste, au lieu de jouer le rôle de grand concepteur des idées novatrices qui doivent véritablement changer le pays, son premier souci a été d’entrer en campagne dès sa prestation de serment en avril 2012. Les actes et les faits sur le terrain le démontraient éloquemment. Ce qui justifiait les scandales jamais vus dans le pays et
une exécution hasardeuse et fantaisiste du budget de l’Etat. Nous avons vu le résultat.
Résultats de tout cela: les différents scandales qui s’en sont suivis.
Malgré tout cela Le reste du peuple a dit son mot lors du referendum de en 2016.
Ce K.O que nous n’avons jamais vu dans l’histoire politique de ce pays.
Dommage, personne n’a le courage de dire au Chef de l’Etat la vérité. Et devant cette conspiration générale du silence, le pays évolue de gâchis en gâchis, laissant dans une extrême pauvreté les populations dont on abuse cyniquement de leur naïveté et de l’illettrisme en leur jetant des Bourses Familiales, mal conçus et mal gérés.
Je ne sais quel malheur a frappé ce peuple, le mien je m’entends, jadis réputé peuple intelligent au point de mériter la qualification élogieuse de quartier Wolof de la « TERANGA ».
Aujourd’hui, je me demande si nous n’avons pas totalement perdu notre « TERANGA » nationale pour devenir le dernier des ignorants par notre silence et notre couardise.
Depuis l’accession au pouvoir du Président de 2012 à aujourd’hui, quel secteur de la vie de notre nation a été épargné par des soubresauts divers et pendant que l’argent de notre pays se gaspillait ailleurs, dans des actes de campagne de toutes sortes.
Je prends à témoins les intellectuels.
Je redis que j’en veux à ces intellectuels dont je connais certains qui ont affirmé leur compétence sous d’autres régimes et qui, malheureusement aujourd’hui, s’aplatissent devant le chef de l’Etat et n’osent pas lui donner des conseils adéquats. Il est vrai que ce Président aime si peu écouter les conseils.
Quelques exemples pour illustrer ce que je dis :
De ses joies de « Wax Waxet », des doutes persistent encore dans l’esprit du peuple Sénégalais parce qu’il passe son temps à ruser. Le souci d’améliorer le quotidien des Sénégalais en ce moment très difficile, est loin d’être sa priorité des priorités, puis qu’il s’agit de sa promesse : « la patrie avant le parti ». Et dans ses démarches, à la fois ridicules et qui infantilisent le peuple Sénégalais, il se trouve toujours des thuriféraires de son régime et des gens concoctés à l’occasion qui viennent apporter leur soutien sur les antennes à ce projet dont personne n’en veut pour le moment.
Là encore, j’en ri et j’en pleure à la fois.
Notre constitution n’est sûrement pas parfaite. Qu’il soit nécessaire d’introduire quelques éléments pour l’améliore, j’en conviens. Mais pourquoi vouloir faire du parrainage une obsession et chercher à éliminer des adversaires politiques si cela ne cache pas des arrières pensés douteuses ?
Et enfin, je pense comme tous les autres que ce n’est pas le parrainage qu’il nous faut, mais, comment assurer nos trois repas quotidiens et élever dignement nos enfants pour la société de demain qui nous préoccupent.
Voilà un Président qui dit aimer et adorer son peuple, qui donne là, la preuve patente d’une méfiance vis-à-vis de ce peuple. Et si une telle méfiance s’installe entre le peuple et lui, la seule conséquence qui découle d’une telle situation, est que ce peuple qu’il dit tant aimer et adorer commence à se méfier également de lui et ne se sent plus en sécurité avec lui.
C’est pourquoi, j’en veux à tout le monde, notamment à ceux qui sont proches de lui et qui le laissent faire ce qu’il veut, gouvernant ainsi le pays, à sa guise et à son bon vouloir, de dérives en dérives parce qu’il est entouré de courtisans intéressés et cyniques, peu soucieux du bien et de l’avenir de notre pays. Cela risque de nous conduire à des jours sombres.
Que Dieu puisse éclairer tout ce monde qui l’entoure pour qu’il change d’attitude en disant fermement la vérité au Chef de l’Etat, même si cela doit leur coûter la perte de leur poste (Hommage à l’ex DAGE de la Présidence.
Le responsable que je suis devenu et n’ayant plus rien à attendre, j’ai jugé utile et bon de livrer au peuple Sénégalais les préoccupations qui me taraudent l’esprit depuis un certain temps. J’ai alors décidé aujourd’hui de libérer ma conscience. Si cela peut contribuer à changer et recadrer les choses avant qu’il ne soit tard, ce serait tant mieux pour notre pays et pour notre peuple.
Dans le cas contraire, que Dieu nous préserve des lendemains douloureux.

…………………………….Daouda Lord THIAM

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