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QUALITÉ DE L’AIR: Dakar sous la foudre de la pollution

La pollution a atteint un degré exponentiel dans la capitale sénégalaise, Dakar, même avec l’Indice de qualité de l’air (Iqa) diffusé quotidiennement par la Deec. Pour réduire ce phénomène, qui est source de beaucoup de maladies respiratoire avec son corollaire de décès, le ministère de la l’Environnement a décidé de mener une concertation avec les départements de la Santé et des Transports pour mettre en œuvre des stratégies adéquates pour l’amélioration de la qualité de l’air à Dakar.

Comme plus de 90% des décès dus à la pollution de l’air se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, principalement en Asie et en Afrique, au Sénégal en particulier, les autorités étatiques veulent mettre fin, sinon réduire drastiquement ce phénomène. C’est ainsi qu’a vu le jour l’Observatoire de la qualité de l’air, qui constitue un cadre d’échanges regroupant les ministères en charge de l’Environnement, de la Santé et des Transports. Ces derniers sont chargés de mener des concertations pour l’amélioration de la qualité de l’air à Dakar, où le parc automobile est très vétuste provoquant des échappements de gaz toxiques qui polluent non seulement l’environnement, mais provoquent des maladies respiratoires extrêmement graves qui tuent alors qu’on pouvait éviter ces décès. Mais aussi, l’industrialisation de nos pays en développement et l’urbanisation galopante y jouent un rôle. Cette situation chaotique a fait réagir le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Mame Thierno Dieng, qui a appelé à agir ensemble sur l’environnement pour amoindrir les décès nombreux dus à la pollution. « La pollution de l’air constitue le premier risque environnemental pour la santé humaine », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « « La pollution de l’air ambiant est responsable à elle seule d’environ 4,2 millions de décès en 2016, alors que la pollution de l’air à l’intérieur des habitations, due à l’utilisation de combustibles et de technologies polluantes, a causé environ 3,8 millions de décès pendant la même période ». Selon lui, avec ce dispositif de surveillance continue de la qualité de l’air mis en place par le Sénégal, unique en son genre en Afrique de l’Ouest, constitue « un premier pas » pour la réduction de la pollution de l’air. « Le Sénégal est aujourd’hui un des rares pays en Afrique, à côté de l’Afrique du Sud et du Maroc, à renseigner la base de données de l’Oms sur les concentrations de particules fines », a signalé Mame Thierno Dieng. Le ministre de l’Environnement s’exprimait lors de l’atelier de deux jours (22-23 mai 2018) sur les enjeux de la qualité de ‘air à Dakar qui regroupe les département de l’environnement, de la santé et des transports, mais aussi les collectivités locales, les universitaires et le secteur privé pour échanger sur les dispositifs à mettre en place pour réduire le phénomène de pollution dans la capitale sénégalaise.
Pour Dr Youssoupha Ndiaye, Directeur de la Planification et de la recherche au ministère de la Santé, la mise en place de cadre triennal, permettra non seulement de défendre la qualité de l’air, mais de lutter contre certaines maladies liées à l’air et qui coûtent très chères à l’État et aux familles des patients. « Il nous faut des plans beaucoup plus pointus pour faire face à ce fléau, parce qu’il y a nécessité de préserver notre santé ». Abondant dans le même sens, Moussa Sow, conseiller technique numéro 1 du ministre des Infrastructures, de dire : « La question de la pollution de l’air est une question globale qu’il faut résoudre de façon globale pour trouver des solutions inclusives ». Selon lui, le gouvernement du Sénégal s’est engagé dans un renouvellement du parc automobile pour le transport de masse qui peut concerner plus de 300 000 passagers par jour pour juguler ce phénomène.

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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